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dimanche 11 mai 2014

[Marvel] Iron Fist Tome 1 : l'Histoire du Dernier Iron Fist

Iron Fist Tome 1 : l'Histoire du Dernier Iron Fist
Paru en 2008 chez Panini, collection 100% Marvel
Scénario de Ed Brubaker et Matt Fraction
Dessins de David Aja
Couleurs de Matt Hollingsworth


Comme la majorité des lecteurs VF de ce tome, je pense, je ne connaissais rien à Iron Fist avant d'ouvrir le volume (si ce n'est qu'il avait acquis son pouvoir dans une cité secrète, qu'il faisait du kung-fu et qu'il avait fait parti des héros à louer avec Luke Cage), je n'avais en tout cas jamais lu d'histoire avec ce personnage comme héros. Mais attiré par la présence de David Aja et Matt Fraction (soit l'équipe de la géniale série Hawkeye), je me suis laissé tenté.

Et j'ai bien fait, c'était très bien. Déjà, le premier bon point c'est que la tonalité est dans la droite lignée, notamment, du run de Daredevil de Bendis et Maleev (on retrouve même l'infirmerie de nuit, ce qui est plutôt chouette), avec un ton très urbain et réaliste... Même si ça reste du Iron Fist et que toute une mythologie tiré des films de kung-fu et de la culture chinoise est présente. On retrouve aussi, sans surprise, une tonalité proche du Hawkeye que Fraction et Aja feront plus tard, même si ici le ton est moins "à la cool" et le découpage, même si il est toujours malin, se permet moins de délires narratifs expérimentaux. C'est en tout cas vraiment chouette de retrouver le dessin d'Aja, certes plus sombres, mais qui marche toujours aussi bien, avec des planches très lisibles et des personnages qui ont une bonne gueule (surtout le vieil Iron Fist qui a un côté actionner vieillissant bien cool). Les bastons sont très bien rendus, ce qui est un plus pour un titre Iron Fist et tout le tome se lit sans soucis, de manière fluide et agréable.

Il faut dire que le scénar' est pas mal du tout, même si j'étais quand même plus dedans, davantage immergé, dans les premiers chapitres qu'à la fin, où tous les délires qui viennent enrichir la mythologie au fur et à mesure n'étaient malheureusement pas toujours très clairs et je ne voyais pas toujours où est-ce que les auteurs voulaient aller avec tout ça. A la fin de la lecture, on a quand même bien envie de lire la suite, ça reste du grand comics urbain (en tout cas pour l'instant) comme on les aime.

Ma note : 


samedi 10 mai 2014

[All-New Marvel Now] Iron Fist : The Living Weapon #2

Iron Fist : The Living Weapon #2 
Paru en Mai 2014
Scénario, dessins et couleurs de Kaare Andrews


Second numéro pour la nouvelle série du célèbre artiste martial au foulard jaune de Marvel. D'ailleurs, si vous voulez voir ce foulard/masque autre part que sur les couvertures, il faudra repasser, pour l'instant Danny Rand n'a pas le temps de se déguiser ! 

Comme on pouvait s'y attendre à la vue du cliff du précédent numéro, après un numéro très urbain, Kaare Andrews nous réintroduit petit à petit à toute la mythologie de K'un L'un. C'est un peu le passage obligatoire de toute série Iron Fist, car c'est vraiment un univers assez riche mais qu'on ne croise que dans les titres sur le poing d'acier. On nous présente le fait de ne pouvoir entrer dans la cité que tous les 10 ans, le dragon Shou-Lao, le Yu-Ti (le dirigeant de K'un L'un), qui est désormais Lei Kung, celui qui a formé Danny dans ses jeunes années, suite aux événements survenus durant la série the Immortal Iron Fist. Et Kaare Andrews réintroduit bien entendu Davos, fils de Lei Kung, qui ne pouvait pas rester absent trop longtemps. C'est quand même l'ennemi juré de Danny (Iron Fist en violet en fait).

Bref y a tout cet mythologie qui revient et que je retrouve avec plaisir, après m'être attaché à elle pendant la précédente série. J'aimerais bien, d'ailleurs, qu'on retrouve les Immortal Weapons, qui étaient vraiment cools. Mais bon, la série se veut orientée Iron Fist solitaire, donc pas sur qu'on les revoie. En tout cas, on découvre aussi le nouvel ennemi, qui est pour l'instant très mystérieux, mais qui s'annonce bien puissant à priori et qui est très classe pour le moment.

Danny est toujours très sérieux, hantée par ses pensées noires, mais la série conserve un peu d'humour via la journaliste, toujours paumée dans cet univers de kung-fu et qui permet à la série de ne pas sombrer totalement dans un truc trop dark. Même si globalement la tonalité sombre de la série est bien gérée, je trouve, on tombe pas dans le sombre pour faire du sombre. Peut-être est-ce dû au dessin qui a pas mal de rondeurs, qui est assez lâché, avec une ligne épaisse mais en même temps des noirs qui ne sont pas trop présent.

Dessin d'ailleurs très sympathique. C'est vraiment maîtrisé, y a pas de maladresses. Les scènes d'actions sont vivantes et dynamiques, les angles de vues variés, les décors peu présents mais réussis quand ils sont là, les visages sont expressifs, et bien entendu le découpage est toujours très bon et très malin. Kaare Andrews sait ce qu'il fait, et il combine ça avec une mise en couleurs réussies, où chaque scène à son ambiance colorée pour être bien différenciée les unes avec les autres, et y a toujours ce jeu avec les textures dans la colorisation qui donne un cachet particulier à l'ensemble, notamment aux flash-backs.

Car oui, les flash-backs continuent bien entendu dans ce numéro, c'est assez logique en fait, puisqu'on avait eu que le tout début de l'origin story d'Iron Fist dans le précédent numéro. Ces séquences dans le passé sont toujours aussi bien racontées, et celle de ce numéro est très réussie, avec un gros plan qui fonctionne du tonnerre et les habitants de K'un L'un qui ont des toques à la Moebius rigolotes (en plus d'êtres classes).

Ce second numéro est une belle réussite. La série s'annonce différente de la précédente, mais quelque part tant mieux, on ne va pas relire tout le temps la même chose non plus, et l'on retrouve toutefois avec plaisir toute la mythologie de l'univers d'Iron Fist. Le numéro se lit tout seul, les dialogues, les scènes d'actions et les flash-backs sont réussis, et à la fin de cet épisode, on a vraiment envie de lire la suite. J'ai hâte de voir ce que Kaare Andrews nous réserve et qui est ce mystérieux vilain... 


Ma note : 




dimanche 13 avril 2014

[All-New Marvel Now] Iron Fist - The Living Weapon #1

 Iron Fist - The Living Weapon #1
Paru en Avril 2014
Par Kaare Andrews


Je dois dire que j'attendais avec une certaine impatience ce nouveau volume d'Iron Fist. Deux raisons : d'une part j'avais adoré le volume précédent, the Immortal Iron Fist, qui était vraiment excellent, avec un run de Matt Fraction, Brubaker et David Aja (ainsi qu'une tripotée d'autres dessinateurs) qui était une grande réussite. Un de ces runs de comic book qui vous font aimez un personnage et vous voyez son univers être enrichi d'une manière assez folle dans des histoires passionnantes à suivre. Même les épisodes fait après ce run d'exception étaient très sympathique. La série a finalement eu une fin, une annulation faute de vente, mais ça reste à lire, à coup sur.

Bref, ça ça fait une raison de s'intéresser à ce nouveau volume d'Iron Fist, l'autre raison c'est que cette série est faite par une seule personne, Kaare Andrews. Comprenez par là qu'il n'y a pas ici le fameux quatruor scénariste - dessinateur - encreur - coloriste, Kaare Andrews a décidé que c'était un bonhomme et de tout faire tout seul, sur une série on-going, ouaip. Il est cinglé. Mais je ne peux qu'applaudir et encourager ce genre d'initiative. Les œuvres en solitaires sont souvent celles qui peuvent aller le plus au coeur des choses et être vraiment marquantes (pensez à Weapon X de Barry Windsor Smith ! Ou pour d'autres comics, à ce que fait Sean Murphy et ce que font tous les indés comme Craig Thompson, Chris Ware...). Je ne connais absolument pas Kaare Andrews, mais il fait bien de suivre les pas de Jim Steranko (qui faisait tout tout seul sur Nick Fury Agent of S.H.I.E.L.D. et qui lui a inspiré la démarche) et comme il le dit dans sa lettre à la fin du numéro : "Let's do some Kung-Fu."

Changement total de ton pour les aventures de Danny Rand. On avait quitté le personnage plutôt léger, avec pleins d'amis, avec des petits tracas à la Peter Parker ou à la Clint Barton, mais plutôt heureux et en plus il allait même fonder une famille. Bon finalement, entre la fin du précédent volume et aujourd'hui, il s'est trouvé que non, finalement, la famille, pas trop et il s'est passé d'autres choses dans des séries que je n'ai pas encore lu. Mais voilà, mainteant Danny Rand à laisser ses airs de gai-luron et est devenu beaucoup plus sombre. Il parle peu et ses pensées sont noires. C'est un homme qui a choisi la mort, qui est devenu une arme vivante. C'est de ça dont veut nous parler Andrews, par d'un guignol américain milliardaire qui fait du kung-fu avec ses amis à supers-pouvoirs. Dans son concept, dans ses origines, Iron Fist à cette part d'ombre et Kaare Andrews à décider de l'exploiter. C'est du coup un peu déconcertant, puisque le changement de caractérisation est somme toutes assez radical, mais pas inintéressant pour autant, d'autant que ça fonctionne avec ses origines.

D'ailleurs le numéro est vraiment reader friendly. Ses origines sont réexpliqués dans la première page de l'histoire et développées ensuite tout du long du numéro sous forme de flash-back, avec toute la partie sur K'un Lun qui n'est pour l'instant que suggérée et qui devrait être développée par la suite. En attendant celle-ci, ce numéro se lit franchement bien. Assez rapidement, il faut bien le dire, car les pages d'Andrews sont assez épurées. Il n'y a pas énormément de cases par pages. Ce n'est franchement pas gênant, mais voilà, on ne déborde pas de contenu outre mesure. Le numéro rappelle tout de même les origines du perso, pose son caractère, les thématiques de ce nouveau volume des aventures du héros et les mystères qui trouveront réponse dans les prochains numéros. On a aussi bien entendu la dose d'action qu'il faut pour un titre de kung-fu comme celui-ci, avec une séquence très impressionnante et très hollywoodienne.

Andrews se débrouille bien. Il n'est pas phénoménal, mais franchement l'épisode se lit avec plaisir et sait titiller notre intérêt. Cette nouvelle vision du héros a du potentiel, on sent qu'on va vraiment rentrée dans sa psychée, et il faut dire que le monsieur se débrouille bien graphiquement. C'est très inventif au niveau narration, avec beaucoup de mises en page un peu conceptuelles. Y a un bon dynamisme aussi, et j'aime bien son jeu avec les textures de papier dans les flash-backs. Sa colorisation est très simple, très bichromique, mais fonctionne tout à fait et donne une ambiance tout de suite particulière au titre, d'autant plus que le trait de l'auteur n'est pas classique. Il a trait plus torturé, plus lâché qu'un trait super-héroïque classique qui colle bien au titre. Le seul reproche que je ferais est peut être la tronche de Danny Rand qui n'est pas hyper sympathique, ce qui est dommage pour un héros. Ok, le titre est sombre, mais il va falloir qu'on s'attache un peu au héros, donc autant soigner sa trombine.

Nouvelle orientation pour Iron Fist, qui promet donc. La trame globale est pour l'instant on ne peut plus floue mais le changement de ton radical du titre par rapport au précédent volume a du potentiel. Andrews se débrouille plutôt bien dans son entreprise solitaire et pourrait nous réserver de biens belles choses. De toute manière j'aime bien Iron Fist, et j'ai envie d'en savoir plus sur cet homme qui a choisi la mort plutôt que la vie.

Let's do some kung fu.

Ma note : 8