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jeudi 29 mai 2014

[All-New Marvel Now] Fantastic Four #5

Fantastic Four #5
Paru en Mai 2014
Scénario de James Robinson
Dessins de Leonard Kirk
Encrage de Jay leisten et Rick Magyar

Couleurs de Jesus Aburtov
Guests : Chris Samnee et Matt Wilson, Dean Haspiel et Jim Charalampidis, Paul Rivoche et Felix Serrano, Phil Jiminez et Rachelle Rosenberg, Mike et Laura Allred, Jim Starlin avec Andy Smith et Nolan Woodard, Jerry Ordway, Derlis Santacruz et Israel Silva ainsi que June Brigman avec Roy Richardson et Vero Gandini


Quel épisode ! Ce numéro king-size est assurément un grand moment du run de Robinson ! C'est bien simple, c'est le procès des Fantastic Four, mais pas seulement pour leur responsabilité dans l'invasion qui a frappé Manhattan au début de la série.... Mais pour tous les dégâts qu'ils ont pu provoquer depuis leurs débuts ! C'est absolument génial, et c'est là qu'on voit que Robinson est un grand fan de la série et l'auteur absolument parfait pour elle !

Les Fantastic Four doivent donc répondre de toutes les destructions, les dommages collatéraux qu'ils ont provoqué, mais aussi pour le fait qu'ils n'aient pas arrêtés Namor, les nombreuses armes ultra dangereuses que détient Reed ou encore les nombreux portails sur d'autres dimensions responsables de terribles invasions. Le procureur ne lâche rien, et c'est vraiment jouissif. C'est un bel hommage à toute leurs carrière, surtout que des guests comme le génial Chris Samnee ou encore Mike Allred, Phil Jiminez, Jim Starlin et Jerry Ordway se ramènent pour illustrer les différentes périodes des héros.

On se régale les yeux et en même temps, j'aime cet ancrage de la folie des 4F dans une certaine forme de réalité, où l'on voit un peu les choses du côté de l'homme de la rue. C'est très très bien pensé. Le seul défaut de ce passage étant peut être les décors un brin vide de Leonard Kirk qui a dû sûrement rusher un peu pour livrer le numéro dans les temps.

La fin du numéro nous en plus des nouvelles de Fatalis et Valéria et c'est là aussi très bon. Voir Fatalis jouer les héros pour faire plaisir à la petite fille est un concept tellement absurde que ça en devient franchement génial. Valeria va peut être réussir à faire de Doom, dictateur et génie du mal notable, le meilleur super-héros de la planète, j'ai hâte !

Enfin la dernière partie est très intéressante aussi, même si elle est clairement en dessous graphiquement. Le trait épais et rétro de June Brigman et Roy Richardson ne faisant pas des miracles. Ça enrichit encore un peu plus la trame déjà très dense du run de Robinson qui visiblement aime multiplier les fils narratif et le cliff est une agréable surprise.

Bref, Fantastic Four version All-New Marvel Now est une série toujours aussi géniale. Un vrai bel hommage à la première famille. J'espère que la suite sera tout aussi bien voire encore mieux, car il y a là du potentiel à un run de légende ! 

Ma note : 



jeudi 15 mai 2014

[All-New Marvel Now] Fantastic Four #4

Fantastic Four #4 
Paru en Mai 2014
Scénario de James Robinson
Dessins de Leonard Kirk
Encrage de Karl Kesel et Jay Leisten
Couleurs de Jesus Aburtov


Après l'excellent numéro du mois dernier, en tout cas à mon sens, voilà un numéro un peu plus tranquille ce mois-ci, qui se concentre juste sur une grosse baston entre les 4F et les Terrifics, qui sont en fait une version du Wrecking Crew améliorée avec le Wizard à leur tête. Le combat est rude et long, et l'aide des FF, Ant-Man, She-Hulk et Ms.Thing ne sera pas de trop ! 

L'affrontement est sympathique, mais manque de vrais temps forts pour vraiment être passionnant, on ne sent pas les 4F en grosse difficulté à un moment ou a un autre, et ça manque de gros twists. Après, ça se lit tout de même bien, y a des dialogues rigolos et ça fait plaisir de revoir les FF. En plus Leonard Kirk et ses encreurs illustrent ça d'une très belle manière, très dynamique et avec pas mal de très belles cases. 

Le plus intéressant reste en fait ce qui est autour, comment Johnny vit sa situation, ce que le Wizard révèle à propos de la raison de son attaque, qui rajoute un petit mystère bien sympa et prometteur a toutes les autres intrigues de la série, et enfin il y a ce cliff de fin qui donne vraiment envie de voir la suite et qui renoue quelque part avec les problèmes que pouvaient avoir les 4F dans les années 60 (même si ici, on se doute bien que la résolution du problème sera moins simple que dans les histoires de Kirby). 

Pas le meilleur numéro de la série, mais ça reste quand même ultra sympa à lire, comme à chaque fois, et ça reste très très beau. J'ai hâte de lire le prochain épisode ! 

Ma note : 

mercredi 30 avril 2014

[Rétro] [Marvel] Fantastic Four : l'intégrale 1961-1962

Fantastic Four : l'intégrale 1961-1962
Edité chez Panini Comics
Scénario et dessins de Jack Kirby
Dialogues de Stan Lee


Quel plaisir de replonger dans les premiers épisodes des Fantastic Four ! Vous auriez bien tord de les considérer comme poussiéreux ou sans intérêts, ce sont des histoires véritablement fascinantes et qui savent se montrer incroyablement prenantes ! 

Les Fantastic Four sont nés en 1961 et sont issus du cerveau du génial Jack Kirby, créateur de génie qui a su profiter de la situation désastreuse de Marvel à l'époque pour créer l'univers foisonnant de la Maison des Idées durant les années 60. L'éditeur n'ayant plus rien à perdre à donner carte blanche à Kirby qui créé alors de tous nouveaux super-héros qui ont alors une particularité bien spéciale : ce sont des super-héros à problèmes. Héros malgré eux, qui se disputent, qui font faillite, qui ont des faiblesses. Et les bastons ne sont qu'une partie des histoires qui laisse place aussi à tout une partie plus soap à côté. Kirby, dans une folie créatrice qui le caractérise et bosseur comme nulle autres, inventera tellement de héros qu'il ne pourra tous les animés. Il confie, par exemple, Spider-Man à Ditko après avoir fait 5 pages tests. Bien lui en a pris quand on voit ce qu'en a fait son collègue dessinateur.

Bref, Kirby créé en masse, écrivant ses récits au fil de la case. Point de scénario préétabli chez lui, il a tout en tête et il dessine directement. C'est sûrement ça qui lui permet de produire autant, et c'est sûrement ça qui rend sa façon de raconter les histoires si unique, mais j'y reviendrais plus tard. Vous vous demandez peut-être pourquoi je n'ai pas évoqué Stan Lee depuis tout à l'heure ? Et bien parce qu'il n'était au final que dialoguiste sur les histoires de Kirby, et encore, celui-ci lui indiquait quoi mettre dans les bulles sur les planches qu'il livrait à l'éditeur ! Je ne sais pas quel rôle à eu Lee dans les récits qu'il a fait avec d'autres dessinateurs, mais une chose est sur, sur ceux de Kirby c'était surtout un responsable éditorial et un dialoguiste qu'un véritable scénariste.

Nous voilà donc en 61 et Kirby créé les 4 Fantastiques, une amélioration de son concept des Challengers de l'Inconnu qu'il avait créé pour DC quelques années auparavant (le costume que les 4F portent sur l'île au monstre dans leur première aventure et d'ailleurs de la même couleur que celui des challengers). 4 personnages, explorateurs du monde moderne, confrontés à des situations et des adversaires extraordinaires. Sauf que cette fois-ci, les personnages sont plus variés (un intellectuel, sa fiancée, le jeune frère de celle-ci et un costaud pote de l'intellectuel) et disposent de pouvoirs extraordinaires après avoir effectué un vol à bord spatial à bord d'une fusée expérimentale visiblement pas assez fignolée et qui laisse passer les rayons cosmiques. Les rayons transforment le métabolisme des héros qui se retrouvent donc dotés d'aptitudes hors du commun, liées à leur caractère.

Ben Grimm, colérique et d'allure athlétique, est devenu la Chose, un humanoïde rocheux laid, soupe au laid et doté d'une force surhumaine. Johnny Storm, jeune homme fonceur, devient la Torche, capable de s'enflammer et de voler. Susan Storm (ou Jane Storm dans certaines VF), jeune femme effacée et discrète devient l'Invisible (ou la Fille Invisible, selon les versions) et enfin Reed (ou Red) Richards, intellectuel leader du groupe devient Mr.Fantastic (pas mégalo déjà) et à le pouvoir d'être devenu élastique, de pouvoir allonger son corps et ses membres, ce qui colle plutôt bien, je trouve, à son caractère de chef qui veut tout contrôler. Donc voilà 4 personnages, 4 caractères, 4 éléments, 4 pouvoirs différents et comme il est dit dans Fantastic Four #1, "C'est ainsi que naquirent les Fantastiques ! A partir de ce jour là, le monde ne serait plus jamais le même !"

A partir du moment où les Fantastiques constatent qu'ils ont des pouvoirs, ils décident très rapidement qu'il faut mettre ses dons extraordinaires au service de l'humanité. Et à partir de là ils vont vivre une foule d'aventures merveilleuses dont les 9 premières sont regroupées dans cet excellent album. Les premiers récits de Kirby sont vraiment des héritiers des récits de monstres qui étaient populaires jusqu'au début des années 60. Les personnages n'ont alors pas de costumes, ne sont pas forcément très héroïque (le visage de Reed, hautain et froid, ou de la Chose, dégoulinant et monstrueux, deviendront plus nobles, valeureux, avec les épisodes et sont assez antipathiques dans le premier numéro) et ont une forte tendance à affronter des créatures géantes. On en croise en effet dans l'épisode 1, 3 et 4 et ce n'est qu'à partir de l'épisode 5 et l'apparition du Dr.Doom que les 4F trouvent vraiment leurs tons, avec des super-vilains charismatiques et des destinations improbables, même si l'influence se fait encore ressentir (l'épisode 7 avec Kurrgo, maître de la planète X, aurait en partie eu sa place dans une anthologie de science-fiction).

Ce qui frappe dans ses récits, c'est l'esprit complètement loufoque de Kirby et son inventivité incroyable. Aucun épisode ne ressemble à un autre. On a beau revoir certains vilains plusieurs fois ( Namor, le Dr.Doom), jamais les situations ne sont identiques, elles changent même du tout au tout à chaque fois. Exploration de l'île au monstre, combat face à un monstre marin géant, immeuble emporté dans l'espace, voyage à travers le temps pour trouver le trésor de Barbe Noire... Leurs aventures se réinventent à chaque fois, surtout que Jack Kirby rajoute en plus tout un côté dynamique de groupe à côté. Ils s'engueulent régulièrement, surtout la Chose qui doit subir sa tragique transformation en monstre et qui du coup n'est jamais content et ne se fait pas prier pour le dire. Il se bat avec la Torche, ce dernier se barre de l'équipe puis revient, Jane tombe amoureuse d'un de leur ennemis (Namor) et ils se retrouvent même en faillite dans l'épisode 9 (ne cherchez plus d'où vient l'idée de base du premier arc de la série Fantastic Four Marvel Knights, c'est de là ! ) …

C'est le fait que Kirby pousse les interactions entre les personnages à un niveau inhabituel pour l'époque qui fait que les récits marchent si bien et qui surtout provoque l'attachement aux héros. Ils sont fondamentalement humains et proches de nous. Surtout ce pauvre chose, qui sous sa carapace de pierre, peut être n'importe lequel d'entre nous. Et il est surtout animé par ce fil rouge impitoyable du "arrivera t-il à redevenir humain ?". On se doute bien que non, mais il y a toujours un moment dans l'épisode, où pour une raison expliquée ou non, il redeviendra humain avant de se retransformer inlassablement en monstre, ne pouvant échapper à sa malédiction. Et cela toujours accompagné des fameuses 3 cases de transformation monstrueuses de Kirby, rajoutant au drame.

Les récits subjuguent aussi par leur dimension incroyablement farfelue. Le côté improvisé des récits en est peut être la cause, mais il faut bien comprendre que les récits de Kirby fonctionnent selon leur propre logique que seul le dessin peut expliquer. Chez l'auteur, il n'y a ni espace ni temps. Si les personnages doivent se rendre quelque part, que ce soit à l'autre bout du monde ou non, ce sera fait en une case et il ça aura eu l'air de n'avoir pris que 5 minutes. Les décors ne sont jamais les même d'une case à l'autre et ne sont jamais très fouillés, créant un espace complètement malléable selon la volonté de l'auteur, et maintes choses complètement absurdes se déroulent dans les épisodes : la flamme de la torche peut vitrifier l'eau, faire fondre la roche ou créer des clones de flamme, la Chose peut soulever un mur dans une habitation pour se cacher derrière, Namor regarde la télévision américaine dans son palais sous-marin, des extra-terrestres dont le monde est sous le point d'être terrassé par un astéroïde ont le temps, avant que ça n'arrive, de faire un aller retour jusqu'à la Terre pour aller chercher les Fantastiques, le Puppet Master connaît exactement, sans qu'on sache pourquoi, la disposition exacte des meubles du bureau du directeur de la prison d'Etat... Bref, c'est du grand n'importe quoi, mais ça fait aussi partie du charme de ses récits tout en leur ajoutant un côté imprévisible, car les lois de la logique sont différentes ici, ce sont celles du récit imagée. N'oublions pas non plus les problèmes de pouvoirs complètement hasardeux qui tombent toujours au bon moment pour l'avancée de l'intrigue et l'ajout de drame.

Bref, cette première intégrale des 4 Fantastiques est vraiment une lecture très plaisante. Les aventures sont bariolées et passionnantes, bourrées de moments cultes, de bonnes idées, de personnages charismatiques et de drames intimes, comme la Chose qui ne peut redevenir un homme, où Namor dont la fureur est une conséquence de éradication de son royaume sous-marin causée par les essais nucléaires des hommes. Ajoutez à ça le dessin toujours plein d'énergie, toujours très dynamique et bourré de cases iconiques de Kirby, et vous obtenez quelque chose de véritablement culte, en plus d'être le fondement de l'univers Marvel actuel.

A lire et à relire absolument.

Ma note : 8

Source de mes infos sur Kirby : http://www.tcj.com/jack-kirby-interview/6/


jeudi 24 avril 2014

[All-New Marvel Now] Fantastic Four #3

Fantastic Four #3
Paru en Avril 2014
Scénario de James Robinson
Dessins de Leonard Kirk
Couleurs de Jesus Aburtov


Les Fantastic Four de Robinson doivent vraiment être la série que j'attends avec le plus d'impatience en ce moment. Il écrit vraiment les FF comme j'ai envie de les lire et comme étant la somme de plus de 50 ans de continuité et c'est vraiment bon. Ce numéro est une nouvelle fois une réussite. Au lieu d'avancer l'intrigue de manière linéaire, on a le droit, tout au long du numéro, a une succession de scénettes mettant en scène différents personnages ou groupes de personnages pour implanter pleins de pistes d'intrigues futures, mais aussi faire une peu de caractérisation, multiplier les références aux aventures passées et mettre en valeur l'immense richesse de l'univers du groupe, tout en restant accessible aux lecteurs.

La bataille face aux espèces de démons venus du Baxter Building et qui avaient attaqués New-York est finie, mais Johnny a perdu ses pouvoirs dans la bataille. Et les 4F pourront ils rester les 4F avec un membre sans pouvoirs ? Sans doute, il y a déjà eu moult remplaçants dans l'équipe par le passé. Mais on ne peut s'empêcher de penser que cet événement est sans doute l'amorce de la chute de la famille. Toujours est-il que Johnny essaye de faire face avec sa coolitude habituelle mais se retrouve tout de même bien déprimé. Il est franchement bien écrit par Robinson qui touche juste et qui le rend très attachant dans cet épisode. Sa relation avec les autres est en plus très bien rendu.

Mais ce qui est cool dans ce numéro c'est qu'on ne s'intéresse pas qu'à ça, on parle aussi de la question, souvent éludée dans les comics, de la réparation de la ville, des dommages humains. On parle aussi de la Future Fondation, notamment du sort de Valeria, prometteur, et Robinson installe des menaces pour la suite de la série qui ne s'annonce pas de tout repos pour nos héros. L'une des menaces à venir m'a fait vraiment plaisir car je crois que je n'avais pas vu le personnage une seule fois dans un comics moderne alors qu'il est vraiment cool.

Je ne vais pas m'étaler plus longtemps sur le scénario, c'est franchement du tout bon. Pleins de pistes prometteuses, une caractérisation qui a tout compris de l'essence des personnages et un amour de la mythologie des Fantastic Four qui fait vraiment plaisir à voir. C'est franchement excellent.

Du côté de Leonard Kirk, je dois bien avouer qu'il n'y a rien a redire. Peut être certains décors à un moment, mais à part ça, c'est du tout bon. C'est détaillé, dynamique, les persos ont une bonne gueule, et les plans sont biens choisis. Jesus Aburtov y ajoute de très belles couleurs, très lumineuses, avec de belles ambiances et un jeu d'ombre très sympa lui aussi.

Bref, une série qui est un bel hommage à l'histoire de cette série crée par Jack Kirby et qui porte encore en elle aujourd'hui l'empreinte de son créateur hors norme. C'est ce respect envers tout l'historique des 4 Fantastiques qui rend la série de Robinson si appréciable, tout en proposant une intrigue franchement accrocheuse et prometteuse pour la suite qui n'oublie pas ses personnages. Et en plus, c'est très beau. A mon sens, mais je suis fan des 4F, c'est à lire absolument ! 

Ma note : 9


lundi 21 avril 2014

[All-New Marvel Now] Fantastic Four #2

Fantastic Four #2
Paru en Mars 2014
Scénario de James Robinson
Dessins de Leonard Kirk
Couleurs de Jesus Aburtov

Après un premier numéro de mise en route très réussi, voici le second qui nous fait rentrer directement dans l'arc de la chute des 4F. Malgré quelques légers défauts (comme un événement important du début de numéro qui aurait dû, à mon sens, occuper une splash page plutôt qu'une case au milieu d'une page pour avoir un vrai impact sur le lecteur), ce numéro est lui aussi très bon, et très prenant. La première chose à saluer, c'est que Robinson débarque bel et bien avec un arc ambitieux. La menace est massive, les 4F sont mis à mal, en plus d'être, bien entendu, établis à priori comme responsables de ça par les new-yorkais. Ajoutez à ça un twist de fin de numéro qui annonce le début de la chute de l'un d'entre eux, cette atmosphère apocalyptique à New York et deux trois autres trucs... Et vous avez un numéro quand même bien sympathique. Il faut espérer que Robinson reste bien dans cette veine car ça peut donner vraiment de très bonnes choses, et ça fait plaisir à voir sur les 4F.

En parlant des deux trois autres trucs qui rendent le numéro vraiment bon, il y a la connexion de la série dans l'univers Marvel qui est vraiment à saluer. Ça fait plaisir de voir ce que font tous les héros de New-York face à la menace (plutôt que de nier l'existence des autres justiciers comme d'hab') et ça fait plaisir de voir que celle ci puise son origine dans la continuité (avec en plus une référence à quelque chose qui a bien 15-16 ans maintenant !). Et ce qui est bien, c'est que ce sont des références accessibles, qui ne vont pas juste paumer le lecteur, et ça permet de rendre l'univers partagé plus crédible.

Niveau graphique, Kirk se défonce encore et livre encore de superbes planches. Son style est plutôt classique dans l'esprit, mais l’exécution est nickelle, c'est hyper dynamique, les plans sont biens trouvés et les personnages ont la classe. En plus, la colorisation est pas mal du tout et met plutôt bien en valeur le travail du dessinateur.

Quelques petits bémol quand même dans ce numéro : on a du mal à vraiment ressentir l'impact de tout ça. La concision, d'un côté nécessaire pour vraiment accrocher le lecteur, empêche d'avoir vraiment ce sentiment d'apocalypse à Manhattan. On est accrochés au récit, mais on ressent en même temps mal son ampleur, en fait, la menace n'arrive pas à effrayer, c'est plus des éléments annexes, liés à celle-ci, qui réussissent à nous transporter. Un autre petit défaut, même si c'est sûrement une décision volontaire du scénariste, est le fait que la relation Ben-Johnny semble bien plus tendue qu'à l'accoutumé et on ne ressent pas trop la camaraderie qui existe entre les deux.

Au final un bon second numéro, pas dénué de défaut, mais qui sait proposer quelque chose de suffisamment bon et prenant pour qu'on lui pardonne largement. Hé, les gens, c'est les 4F, le meilleur comics du monde (si on en croit la phrase d'accroche de la série dans les 60's) ! 

Ma note : 8


dimanche 13 avril 2014

[Marvel Now] FF Tome 1 : Adieu et Bienvenue

FF Tome 1 : Adieu et Bienvenue
Edité en France chez Panini Comics
Collection 100%, 17,5 €, paru en Février 2014
Scénario de Matt Fraction
Dessins de Mike Allred
Couleurs de Laura Allred


Ça y est, la série FF de Fraction et Allred débarque enfin en VF, et coup de bol, c'est directement en librairie et avec 8 épisodes d'un coup. Le nombre d'épisodes ne sera pas trop car le style de Fraction est très décompressé, avec des dialogues assez court et le tout se lit donc du coup assez rapidement.

La série raconte le quotidien de l'équipe qui remplace les 4 Fantastiques, partis en voyage à travers le temps et l'espace. L'équipe est composée de Scott Lang, l'homme fourmi 2e du nom, de Medusa, la reine inhumaine, de She-Hulk et de Darla Deering, une star de la pop. Ensemble ils vont devoir géré la fondation du futur, c'est à dire un groupe de gamins bizarres, mais aussi gérer tous ceux qui considèrent le groupe de remplaçants comme des imposteurs vis à vis des FF et également gérer les problèmes liés au non retour de l'équipe de Reed Richards. En plus de ça, chaque membre a ses problèmes persos, et on comprends vite que le quotidien des membres ne sera pas de tout repos.

Globalement, c'est un album très bizarre, avec énormément d'idées farfelues dans tous les sens, que ce soit dans le scénar', dans la narration ou les designs. Ça donne un côté à la fois amusant et confus à l'album qui empêche une implication totale dans l'histoire, puisqu'il y a toujours un truc qu'on essaye de piger. Cela n'est pas aidé par des dialogues très courts, très parlés, très américains, qui sont parfois un peu dur à appréhendés, et par l'abondance de personnage et de concepts. Mettez tous ça dans des mises en pages parfois un peu brouillonnes, pas très lisibles ou claires d'Allred, et vous avez une lecture qui n'est malheureusement pas des plus fluides.

A côté de ça, il y a en même temps 3 tonnes de bonnes idées, des tonnes de références aux FF, notamment aux tous premiers épisodes des 60's, ce que j'ai trouvé super jouissif. En plus, les personnages sont biens écrits et tous très attachants, que ce soit les remplaçants des FF ou les gamins, et c'est vraiment un plaisir de les suivre. Il y a un amour des personnages qui se sent, que ce soit de la part d'Allred ou de Fraction, et un amour des Quatre Fantastiques qui fait plaisir à voir. Ajoutez à ça qu'on retrouve l'amour du quotidien qu'avait développé le scénariste dans Hawkeye, avec beaucoup de passage dédiés aux relations entre les persos plutôt qu'à des affrontements face à d’éventuelles menaces, et vous avez vraiment quelque chose de très sympa.

Au final, un album pas vraiment parfait, mais indéniablement attachant et divertissant. Pas forcément le plus abordable (que ce soit par rapport au style d'Allred, sa narration ou toutes les références aux FF) mais sympathique pour ceux qui seront sensibles au style.

Ma note : 7


mardi 8 avril 2014

[All-New Marvel Now] Fantastic Four #1

Fantastic Four #1
Paru en Février 2014
Scénario de James Robinson
Dessins de Leonard Kirk
Couleurs de Jesus Aburtov

Autant le dire d'entrée de jeu. Cette série est peut être celle que j'attendais le plus parmi les nouvelles séries All-New Marvel Now. Les FF ont été ma porte d'entrée vers les comics Marvel (merci les intégrales) et je reste encore aujourd'hui profondément attachés à eux. J'avais lâché la précédente série, par Matt Fraction, à cause d'un flash-back se passant avant le Fantastic Four #1 de 61 et qui semblait se dérouler dans les années 90, et ça m'avait énervé car je n'étais pas encore au courant de toute cette histoire débile de "timeline glissante" de l'univers Marvel (pour faire bref, entre Fantastic Four #1 et celui d'aujourd'hui, il s'est pas passé plus de 15 ans, du coup le #1 qui se passait avant en 61 se passe maintenant dans les années 2000. Et oui, c'est assez perché comme concept).


Bref, du coup, le changement d'équipe à la tête du titre me permet de me replonger dans le titre. En plus c'est Robinson aux commandes, un type qui aime bien la continuité et les vieux épisodes des comics, et il arrive avec un arc ambitieux "the Fall of the Fantastic Four", et donc l'espoir, pour moi, de voir enfin une grande saga des fantastic four (ou au moins à la hauteur de Fantastic Four 1234 de Morrison). Parce que bon, la first family est quand même moins gâtée que Daredevil en terme de run de très haute qualité.

Donc, ce Fantastic Four #1, que vaut-il ? Et bien ça commence plutôt très bien. Robinson annonce ce qui va arriver, avant de revenir en arrière et nous raconter le prélude des événements. Ce prélude est très bien mené avec de l'action et un esprit Fantastic Four bien présent. Les personnages sont biens ceux qu'on connaît et c'est ça qui est plaisant, et Reed ne fait même pas son ours dans son labo. C'est inscrit élégamment dans l'univers Marvel sans en faire trop, et on voit des personnages secondaires classiques de FF, et qui sont bien traités eux aussi. Il n'y a peut être que le cliff de fin qui manque un peu d'impact, mais à part ça, Robinson fait franchement un bon boulot.

Et aux dessins, Kirk fait au moins aussi bien. Le dessinateur est brillant et son trait est classique mais hyper efficace. C'est vivant, dynamique, les personnages sont respectés, les décors sont beaux, il met de la vie dans la ville, les plans sont biens choisis et en plus, Jesus Aburtov fait franchement du bon boulot aux couleurs, très élégantes.
Pour l'instant, j'ai clairement ce que je voulais, vivement la suite

Ma note : 8