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vendredi 30 mai 2014

[New 52] Futures End #4


Futures End #4
Paru en Mai 2014
Scénario de Brian Azzarello, Jeff Lemire, Dan Jurgens, Keith Giffen
Dessins de Aaron Lopresti
Couleurs de Hi-Fi


Futures End est une série qui, décidément, m'embête. J'ai envie de savoir le fin mot de l'histoire et il y a des passages prometteurs voire réellement sympas... Mais en même temps ça fait un mois que l'histoire ne fait que démarrer sans cesse, et certains passages sont quand même bien moins inspirés que les autres. Et il y a toujours ce dessin qui a tendance à tendre régulièrement vers le franchement moyen là où on aimerait, pour ce titre, du franchement beau.

Disons le clairement, Futures End n'est pas une bonne lecture. Pas pour le moment en tout cas. Les 6 premières pages consacrées à Frankenstein sont pourtant franchement cool. Le dessin est plus appliqué, les personnages sont tous barrés, bien caractérisés et avec de bons designs, et c'est un mélange de tellement d'éléments cool et éparse de l'univers DC que ça en devient franchement chouette. 


On a le monstre de Frankenstein, assez fidèle à l'image qu'on pouvait avoir de lui dans le roman original (pour ma part en tout cas), en train de dialoguer avec une petite fille japonaise dont le corps est en fait possédé par un mystérieux Father Time qui dirige une agence de protection du monde contre les menaces paranormales (le S.H.A.D.E.) qui comprend dans leurs rangs Amethyst tout droit venue du Gemworld (un espèce de monde fantasy 80's) mais aussi Ray Palmer aka the Atom ! Et tout ce petit monde s'intéresse au sort des Stormwatch, dans lequel il y a à la fois des membres du The Authority de l'époque mais aussi Hawkman et un personnage issu de la série Frankenstein agent of the S.H.A.D.E. ! Bref, un vrai bon melting pot de l'univers DC qui fait plaisir à voir. 

En plus, comme je le disais, Frankenstein est attachant et badass et, en outre, cette menace galactique dont risque de s'occuper le perso me rappelle les histoires cosmiques de Starlin (je parle pas de son run sur Stormwatch qui est haït par les fans et que je n'ai pas lu, mais de ses trucs comme Cosmic Odyssey), et ça me donne franchement envie de voir la suite. Certainement une des meilleures séquences, si ce n'est la meilleure, qu'on ait eu depuis le début de ce Futures End, et je pense qu'on doit ça à Lemire, merci Jeff !

Après on passe à un autre personnage intéressant, celui de Red Robin. On en apprend un peu plus sur ce qu'il est devenu dans ce futur, et si c'est ENCORE de l'installation de personnages et d'intrigues, son destin est assez intéressant, en plus d'être bien écrit et agréable à lire. On glane en plus quelques infos sur la fameuse guerre qui a eu lieu dans le passé et sur la situation présente au niveau de Batman, ce qui est toujours ça de pris.


C'est malheureusement dans la seconde moitié du numéro que ça se gâte, puisque visiblement les auteurs n'avaient plus rien à dire d'intéressant. Et pourtant, on a pas le droit aux chieurs de services comme Firestorm ou Terrific, ni à Batman Beyond d'ailleurs qui se contente toujours de faire des cameo pourris alors que beaucoup de personne lisaient le titre en espérant suivre ses aventures. On a donc le droit de suivre une discussion entre des méchants tous pourris, sans charisme (et les dessins et designs rétro du titre n'aident franchement pas), dont on aurait aimé ne jamais connaître l'existence, avant de repasser sur les mésaventures de Grifter qui continue de faire dans le trash-malsain gratos pour attirer les gosses en manque d'hémoglobine et qui ne propose pas grand chose d'intéressant à part la venue d'un méchant, là encore sans charisme aucun, qui va lui mettre des bâtons dans les roues.

Au moins, y a la moitié du numéro qui est bien, c'est déjà ça. Mais bon, chaque semaine on a la confirmation que tous les scénaristes ne se valent pas et n'arrivent pas tous à faire quelque chose de bon. Lemire fait ce qu'il peut pour augmenter le niveau du game mais ses compères oscillent visiblement entre les moments où ils sont en forme et de bons gros coups de mous. Et ce n'est pas aidé par un dessin qui n'a pas été réellement bien depuis le #1. Du coup je suis partagé, j'ai envie de lire la suite des aventures de Frankenstein mais le reste me laisse tout de même beaucoup plus circonspect... Et de manière générale.. Qu'est-ce que le titre est lent ! 

Ma note :


vendredi 23 mai 2014

[New 52] Futures End #3

Futures End #3 
Paru en Mai 2014
Scénario de Brian Azzarello, Jeff Lemire, Dan Jurgens, Keith Giffen
Dessins de Dan Jurgens et Mark Irwin
Couleurs de Hi-Fi


L'intrigue avance au ralenti dans ce 3e numéro de Futures End, qui ne nous raconte rien de follement intéressant. En fait il y a un bon début, avec Frankenstein, où le personnage est vraiment bien écrit, renvoyant presque à ses racines littéraires, ce qui est vraiment sympa et où l'on a directement envie de le suivre... Et après on passe à gros ventre mou : Firestorm continue d’être un blaireau, le passage sur Grifter est incroyablement bavard, et il en est de même pour Terrific.... 

Bref, et ça m’a un peu gonflé, et en outre, ces personnages ont du mal à être vraiment attachants, surtout Firestorm où les deux types qui contrôlent le héros passent leur temps à s'engueuler, et Terrific qui continue d'être prétentieux et hautain comme pas deux. Le passage final est, quant à lui, plutôt sympa, surtout que je pensais dans le précédent numéro que le barman allait être Clark Kent. Belle surprise pour le coup.

En point positifs sur ce numéro, outre le début et la fin, le fait de mettre des persos secondaires en avant, notamment un de l’univers Wildstorm, est toujours une bonne idée. Toutes les allusions à Earth-2 et à la guerre entre les deux terres, dont on ne sait rien, sont vraiment chouettes aussi. Il y a aussi l’envie de savoir comment tout ce qui se passe dans ce futur va agir sur le présent actuel (il est quand même probable qui se passe un truc dans ce futur qui ait des conséquences dans le présent, non ?) qui continue de nous donner envie d'aller voir la suite.

Mais bon, le numéro en lui même, comme d'ailleurs le précédent numéro, n’est pas vraiment foufou. Et le dessin de Jurgens est franchement très rétro. Ça fait bizarre de se dire que c’est le graphisme d’un gros comics DC de 2014… Après tout pourquoi pas, mais ça donne un côté daté à une série traitant du futur…

En tout cas, j’ai tout de même envie de lire le prochain numéro, de savoir ce qu'il va se passer ensuite. La série conserve pour le moment son potentiel, mais si on continue à ce rythme là et à avancer l'intrigue au ralenti comme ici, ça risque vite de devenir vraiment chiant. Et le problème est que les auteurs ne font que raconter le quotidien de personnages dans un futur potentiel, on ne voit pas d'objectifs pour les personnages, ils ne font rien, si ce n'est Loïs Lane. Firestorm baguenaude en ville, Grifter pense sur sa chaise, et Mr.T fait de la muscu et se balade dans son immeuble... Il n'y a que Batman Beyond qui a à peu près un objectif, mais on ne le voit plus que dans le fond des cases depuis le #1 !

J'espère donc que les numéros de présentation des personnages et de la situation initiale sont bientôt terminés, car ça commence à faire long... 

Ma note :

mercredi 21 mai 2014

[New 52] Futures End #2

Futures End #2 
Paru en Mai 2014
Scénario de Brian Azzarello, Jeff Lemire, Dan Jurgens, Keith Giffen
Dessins de Jesus Merino
Encrage de Dan Green
Couleurs de Hi-Fi


Futures End continue, et que vaut ce numéro ? Et bien je dirais que c'est une légère déception. Déjà parce que les dessins de Jesus Merino sont assez faibles. C'est un style hyper classique sans génie, un peu old-school, un peu moyen. Et en plus, son découpage est un peu du gros n'importe quoi avec des cases tordues dans tous les sens un peu dégueulasses, surement pour faire plus dynamique mais qui au final font franchement plus chier qu'autre chose. N'allez pas me dire que ça a une utilité narrative, pour moi c'est juste qu'il n'avait aucune idée de mise en page et qu'il a voulu faire comme si.

Enfin bref, qu'est-ce que vaut le scénario de son côté ? Et bien déjà, bonne nouvelle, on fait moins dans le grim & gritty facile que les deux précédents numéros. On y parle bien de mort, un enterrement de super héros est même le coeur du numéro, mais le personnage enterré est celui mort à la fin du dernier numéro. Et il n'y a aucun nouveau cadavre à rajouter au compteur, ouf ! Pas de scènes chocs à base de "je tue une famille sur 2 pages en tirant dix milles balles dans le dos de la mère qui fuit gisant dans l'escalier car en fait ce sont des aliens" non plus. Tant mieux. A part ça, on a un beau discours hommage au disparu et on nous introduit un nouveau personnage dans l'univers de Futures End, encore un héros de seconde zone qui a le droit de briller désormais, et on nous tease l'event probable de Mars prochain à base de guerre entre Terre-1, Terre-2 et Apokolyps. On a aussi le droit à Firestorm qui fait le naze de service...

En fait, ce numéro manque de moments forts et marquants, c'est bien gentil en l'état, mais il ne se passe rien d'intéressant et les personnages mis principalement en avant durant ce numéro (Mr.Terrific et Firestorm) sont juste plus chiants qu'attachants. Et le discours hommage, le peu de teasing restant ou les séquences mystérieuses ne suffisent pas à retenir l'intérêt. Donc j'espère que le #3 bougera un peu son cul pour offrir quelque chose à la hauteur de cet event hebdomadaire. 

Ma note : 

dimanche 11 mai 2014

[New 52] Futures End #1

Futures End #1 
Paru en Mai 2014
Scénario de Brian Azzarello, Jeff Lemire, Dan Jurgens, Keith Giffen
Dessins de Patrick Zircher
Couleurs de Hi-Fi


Ça y est, Futures End commence vraiment ! Terry, le Batman Beyond, a voyagé dans le temps, mais le programme a mal fonctionné et il arrive 7 ans trop tard par rapport à son objectif temporel initial. C'est ça qui risque de faire tout le sel de la série. Peut-il arrêter Brother Eye alors que celui-ci est déjà créé et met probablement son plan à exécution ? Ça semble mal parti pour Terry, car les tueries paraissent avoir déjà commencer dans ce proche futur. La série sera décidément sombre ou ne sera pas !

On nous introduit aussi deux autres protagonistes de la série, Grifter, dans une séquence plutôt choquante, mais où il apparaît en même temps assez classe et intéressant, et Firestorm. Un héros que je connaissais pas vraiment jusque là, qui a un concept de base rigolo, mais qui est un peu plus classique. Il a au moins le mérite d'avoir un nouveau design de costume plutôt classe, c'est déjà ça.

Le numéro fonctionne bien. On est encore dans une phase introductive avec présentation des personnages, de l'intrigue, mais la menace est conséquente, c'est sombre, y a un bon cliff de fin, pas mal d'éléments intéressants et les héros qu'on croise pour le moment sont plutôt sympathiques et prometteurs, en plus d'être assez marginaux dans l'univers DC, ce qui est plutôt cool, ça permettra d'apprendre à les connaître. La bonne nouvelle aussi, c'est de ne pas voir que Terry 24/7, on évite ainsi le syndrome "trop de Batman". Bon j'ai aucune idée d'où va aller la série à l'avenir, ça reste très mystérieux, mais j'ai envie de lire la suite, et c'est le plus important.

Le bon point du numéro, c'est aussi que Patrick Zircher a un dessin impeccable, avec une première page magnifique, et les couleurs de Hi-Fi sont vraiment efficaces (à part la scène du magasin où là c'est un peu pourri, il faut l'avouer).

La série commence plutôt bien, elle sait se montrer accrocheuse en tout cas. J'ai hâte de voir comment tout ça va évoluer. 

Ma note : 



jeudi 8 mai 2014

[New 52] Futures End #0

Futures End #0 
Paru en Mai 2014
Scénario de Brian Azzarello, Jeff Lemire, Dan Jurgens et Keith Giffen
Dessins de Ethan Van Sciver, Patrick Zircher, Aaron Lopresti & Art Thibert, Dan Jurgens & Mark Irwin, Jesus Merino & Dan Green.
Couleurs de Hi-Fi



C'est parti, j'essaye la nouvelle série hebdomadaire de DC qui va à priori mener à un gros truc en Mars prochain. En attendant, ce numéro nous introduit à l'intrigue de la série, 35 ans dans le futur. Tout se passe dans un monde complètement chaotique, dystopique, dénué de tout espoir, dominé par Brother Eye avec son armée de robot qui infecte les héros les uns après les autres pour les transformer en robot araignée. 


Il ne se passe pas énormément de chose dans ce numéro principalement consacré à nous raconter que "olala le futur est terrible avec cet armée de robots inarrêtables face auxquels les héros ne peuvent rien ! Il va falloir l'en empêcher en remontant dans le temps et peut être tuer quelqu'un !"... Ce qui semble être en fait le pitch d'Age of Ultron, non ? J'exagère un peu, car ça reste un pitch d'intrigue avec des voyages dans le temps assez classique, et ça risque d'être quand même assez différent par la suite, notamment vu ce qui se passe à la toute fin d'épisode.

Le numéro pose aussi différents éléments vaguement intrigants, l'histoire de donner envie de lire la série et nous présente très rapidement le héros de l'histoire (qui paraissait assez évident d'ailleurs) et il laisse aussi pas mal de mystère sur ce qui peut se passer dans l'épisode #1, ce qui est plutôt sympa et donne envie d'aller voir la suite.

Au final, le numéro est un bon prologue, accrocheur comme il faut. C'est pas dense du tout, mais ça a le mérite de poser l'intrigue de la série, des protagonistes et d'éveiller la curiosité. En plus c'est servi par une armée de dessinateurs qui font un bon job, très classique, mais franchement efficace. Le point fort étant que le côté patchwork de styles ne se fait pas trop ressentir, sûrement unifié, notamment, par le coloriste unique de l'épisode. 

Ma note : 


jeudi 24 avril 2014

[New 52] Justice League United #0

Justice League United #0 
Paru en Avril 2014.
Scénario de Jeff Lemire
Dessins de Mike McKone
Couleurs de Marcelo Maiolo 


Je continue de me diversifier niveau lecture de singles en commençant cette nouvelle série DC, Justice League United, écrite par Jeff Lemire et illustrée par Mike McKone.

Autant le dire d'emblée, je ne suis pas très au fait de l'actualité des ligues de Justice. Je n'ai pas lu Throne of Atlantis, Trinity War ou Forever Evil. Mon contact le plus récent avec la ligue doit être les 3 premiers numéros de Justice League of America que j'avais testé l'année dernière. Mais bon, il n'y a pas vraiment besoin d'être au courant des derniers événements pour lire cette série, ce qui est plutôt cool.

Le plot de base de la série est assez étrange. Animal Man et Stargirl sont en dédicace à Toronto (déjà, ce n'est pas un début classique) quand soudainement un archéologue du nom d'Adam Strange vient les voir pour leur dire qu'il a un problème, son assistante et amie a été enlevée par des extra-terrestre. A la suite de quoi il leur montre un crâne alien qu'il a trouvé sur les lieux et il n'en faut pas plus pour nos deux héros pour partir à l'aventure dans la neige canadienne.


Donc oui, le pitch est assez étrange, mais on se laisse emporté sans trop savoir où l'on va. La série est pour l'instant un étonnant mélange de Canada, d'intrigues cosmiques et de relations entre super héros et ça marche plutôt bien. Il faut dire que tous les membres de l'équipe sont sympathiques. Animal Man est vite attachant, et son conflit avec Green Arrow est vraiment marrant, Martian Manhunter est toujours aussi classe, et je ne connais pas encore Stargirl mais elle semble elle aussi fort sympathique.


On voit aussi au cours du numéros les débuts de la nouvelle héroïne canadienne. Pour l'instant son intrigue est encore hyper mystérieuse et déconnectée du reste, mais nul doute que les liens se feront dans les numéros suivants.

Que penser de ce numéro ? Il n'est pas désagréable. Ce n'est pas un bon gros coup de coeur, mais il faut avouer qu'il est plutôt sympathique, en grande partie grâce à ses héros très biens écrits et aux bons dialogues, bien ciselés et avec pas mal d'humour. Je suis moins convaincu par l'intrigue de fond, pour le moment un peu bordélique. Les dessins de McKone font quant à eux le job et sont plutôt sympas. Ils ont surtout le mérite de changer du "style DC" à la Finch/Fabok/Lee pour offrir quelque chose d'un peu plus lâché et lumineux. La colo a d'étonnants partis pris, mais s'avère elle aussi efficace.

Un bon numéro zéro (même si j'avoue ne pas comprendre pourquoi ce n'est pas un#1 ?), j'irais assurément voir la suite.

Ma note : 7



[New 52] Wonder Woman T.3 : De Sang et de Fer

Wonder Woman T.3 : De Sang et de Fer
Edité en France par Urban Comics, 15 €
Paru en Janvier 2014
Scénario de Brian Azzarello
Dessins de Cliff Chiang, Tony Akins, Goran Sudzuka et Amilcar Pinna


C'est toujours un grand plaisir de retrouver tous les ans les nouvelles aventures de Wonder Woman par Azzarello et Chiang en TPB. Ce qui est bien c'est qu'au lieu de faire une succession d'arcs plutôt indépendants les uns des autres, Azzarello nous offre vraiment une longue épopée qui suit la même intrigue depuis le début de la série. On poursuit cette longue histoire autour du bébé de Zola, le dernier bâtard de Zeus, qui est le centre de bien des enjeux et de tout un jeu de pouvoir et d'influences au sein du panthéon des Dieux où tous les membres de la famille, dont fait partie Wonder Woman désormais, semblent s'aimer et se détester à la fois.


Ce tome fait donc suite à la prise de pouvoir d'Apollon en Olympe et à la trahison d'Hermès qui avait volé le bébé de Zola. Wonder Woman doit donc retrouvé la trace du nouveau né. On retrouve donc toujours la petite famille de Zeus toujours aussi importante, à laquelle vient se joindre dans ce tome le New God Orion.

Si j'étais content de le voir débarquer dans la série, en fan des univers de Kirby que je suis, il n'est pas le personnage le plus utile de la série. J'ai du mal à voir le lien entre sa quête dans la série et les trucs que font d'habitude les New Gods avec l'Antie-Vie et tout ça. Mais bon, ça permet de voir des Tunnels Boom, ce qui est toujours chouette... Son nouveau design est assez étrange, et il manque peut être un peu de charisme avec son blouson de moto et sa tête de playboy mêché dès qu'il enlève son casque. Il en reste un personnage intéressant de par le fait qu'il vienne d'un autre panthéon, mais aussi par son caractère, où son flirt avec Wonder Woman et son côté macho sont assez rigolos.

L'autre personnage mis en valeur dans ce volume, c'est Arès, le dieu de la guerre, avec sa tronche qui me fait terriblement penser au look du scénariste lui même, Azzarello, et je ne pense pas que ce soit un hasard (blague de Chiang ou volonté du scénariste ? Ça je ne sais pas...). Toujours est il que le personnage est très intéressant, surtout par son côté très fourbre, tout en niveau de gris. Ce n'est pas le dieu de la guerre brutal qu'on peut avoir l'habitude de voir, ici il est bien plus tacticien, en permanence dans le gris et on ne sait jamais quelles sont vraiment ses intentions, de quel côté il est et qu'est-ce qu'il va faire. Vraiment un personnage passionnant. On découvre aussi son passé dans le Wonder Woman #0, qui présente l'adolescence de l'héroïne. En plus d'offrir un flash-back très instructif sur la relation des deux personnages par le passé, le numéro est surtout fun par l'hommage que rend Azzarello aux comics Golden Age. Ce n'est pas complètement old school dans l'écriture, mais on a tout de même le droit à des blocs de narration, des dialogues un peu plus explicatifs que d'habitude et surtout à des bulles de pensées. C'est vraiment un clin d'oeil à une autre époque, aux origines de l'héroïne, qui fait plaisir à voir et qui est très plaisant à lire.

Le dernier personnage en focus dans ce tome est assez mystérieux et pour l'instant plutôt déconnecté du reste des personnages. Il s'agit du Premier Né, le premier fils (ou bâtard ? Je ne sais pas trop) de Zeus. Il est très impressionnant et très en colère et nul doute qu'on devrait réentendre parler de lui dans la suite de la série...

Au final, ce tome est toujours aussi sympa à lire que les autres. Les personnages sont toujours aussi travaillés et intéressants, et on prend plaisir à les suivre. Les premiers épisodes sont plutôt calme avant une montée en puissance plutôt réjouissante en cours de volume qui donne lieu à un final orienté action très sympathique. J'aime bien la caractérisation de Wonder Woman, qui est un juste milieu entre la guerrière farouche et la femme pleine de bonté et soucieuse des autres. Azzarello a beau avoir changé le personnage et son univers dans sa série, je trouve qu'on en garde tout de même son essence.

Côté dessins, on se régale quand c'est Cliff Chiang, mais il n'est pas là souvent durant ce tome, ce qui est assez dommage. Quand c'est les autres, ça passe, mais on a parfois des visages étranges sur Wonder Woman (c'est quoi ce menton de 3 km ?) et c'est globalement un peu plus maladroit. Ça reste quand même d'un niveau tout à fait correcte et très agréable à lire. Mais je pense que c'est plutôt une bonne chose d'avoir Chiang de temps à autres pour réhausser le niveau graphique de la série qui serait assez moyen sans ça.

En conclusion, la série Wonder Woman par Azzarello, Chiang et d'autres dessinateurs comme Tony Akins, Goran Sudzuka et Amilcar Pinna, est toujours aussi cool à suivre. Un bon mélange entre action, mythologie et un jeu de pouvoir et de relations entre les personnages, tous plus charismatiques et bizarres les uns que les autres. L'écriture du titre conserve son ton si particulier, avec des dialogues ciselés pleins de jeux de mots et de phrases qui se terminent dans les scènes suivante. Si vous avez aimez les deux précédents tomes, pas de raisons que celui ci ne vous plaise pas.

Par contre, je me demande si la série ne serait pas plus sympa à suivre en mensuel ou avec une publication plus rapide des tomes, puisqu'on à tendance à avoir oublié des points de l'intrigue quand un nouveau tome sort, surtout que l'histoire développée dans le titre est très dense.

Ma note : 8

dimanche 20 avril 2014

[New 52] Green Lantern Saga n°23


Green Lantern Saga n°23
Magazine Urban Comics sorti en Mars 2014

Green Lantern #22
Paru en Juillet 2013
Scénario de Robert Venditti
Dessins de Billy Tan
Couleurs d'Alex Sinclair et Tony Avina


Suite du renouveau de Green Lantern par Venditti et Tan. On retrouve le corps des lantern avec les nouvelles recrues toutes minables face au corps de Larfleeze. Une menace un peu passe partout donc, mais qui permet au scénariste de poser son histoires et les différentes intrigues de ces premiers numéros : les recrues toutes nulles, la relation avec les autres corps, le bug des anneaux, une nouvelle menace et le nouveau rôle de Kilowog. 

Ça peut paraître beaucoup, mais en fait Venditti ne s’attarde pas des masses sur chacun des aspect de son histoire et ça se lit au final très vite avec un sentiment de décompression étonnant pour du Green Lantern. C'est sympathique, mais il manque quelque chose pour vraiment convaincre. Ça manque de contenu et d'intrigues accrocheuses. La menace annoncée me fait un peu ni chaud ni froid pour le moment. Et côté dessins, Tan se débrouille mais n'impressionne pas. 

Ma note : 6




Green Lantern Corps #22
Paru en Juillet 2013
Scénario de Van Jensen et de Robert Venditti
Dessins de Bernard Chang
Couleurs de Marcelo Maiolo



Je trouve que cette nouvelle série sur le Corps commence très bien, et me semble plus accrocheuse pour le moment que la série principale. Le principal point positif est que le cast de nouvelles recrues avec John Stewart est réussi, c'est pas des mecs lambdas interchangeables qui servent juste à justifier le titre "corps", on sent une volonté d'en faire de vrais personnages, variés, visuellement déjà, et avec des caractères originaux pour des lanterns. Pour l'instant, c'est surtout Jruk qui est développé et il est assez rigolo avec son style barbare fantasy sans pitié chez les green lanterns. J'espère que le supporting cast des séries Green Lantern pourra s'élargir ainsi, qu'on sorte de Kilowog, Salaak et des autres lanterns terriens. 

Sinon l'intrigue est plutôt intéressante, avec la remise en cause du corps à l'échelle galactique qui continue. C'est bien car ça met en scène des situations inédites pour le corps et ça intrigue du coup pour la suite. Il y a aussi la suite de l'affaire avec les métamorphes du premier épisode. Des ennemis assez lambdas mais qui ont du potentiel. A part ça, on notera un John Stewart qui se comporte comme un gros connard avec les recrues, un aspect qu'on avait jamais vu jusque là de sa personnalité et pas forcément bienvenue. Le personnage reste sympa à suivre même si il manque un peu de profondeur une fois passé le côté marine US.

Green Lantern Corps est une série où il a pour une fois la vedette, elle est sa chance de briller, donc j'espère que Jansen et Venditti arriveront à développer le personnage. En tout cas, GL Corps est pour l'instant la meilleure série de ce renouveau des lanterns, et s'avère être aussi très agréable graphiquement, malgré un dessin assez simple. 

Ma note : 7




Green Lantern New Guardians  #22
Paru en Juillet 2013
Scénario de Justin Jordan
Dessins de Brad Walker
Couleurs de Wil Quintana



Bravo à Urban, au lettreur en tout cas, pour l'inversion de bulles entre des personnages au cours du numéro, beau boulot. C'est à ranger avec les pages dans le mauvais ordre qu'on a pu avoir une fois par le passé et cette expression "ça chie dans le ventilo" qui revient mystérieusement tous les deux numéros dans une des bulles dans le magazine alors que personne ne dit ça dans la réalité et qu'elle est affreusement nulle (mais peut être est-ce la traduction d'une phrase fétiche des lanterns en VO, qui sait ? Je laisse planer le doute).

Mais on ne va pas s'attarder sur cette erreur technique. Ça arrive, c'est dommage, mais l'erreur est humaine (c'est profond ce que je dis). Donc, a part ça et comme précédemment, Brad Walker et Wil Quintana s'amusent aux dessins et à la couleur mais oublient malheureusement ce principe de base qu'est la lisibilité. On comprend ce qui se passe, mais d'autres dessinateurs auraient été bien plus lisibles (et du coup la lecture aurait été plus agréable). Brad Walker a un excellent niveau technique, mais il se perd trop dans les détails à mon goût.

Sans transition, l'un des points positifs de ce numéro est Relic, un vilain très charismatique et assez cool. Son objectif est un peu trop vu et revu pour un ennemi des lanterns (il veut leur éradication en fait, comme la 3e armée et les first lanterns, chouette), mais j'aime le fait qu'il vienne d'un ancien univers et son gigantisme par rapport au reste des personnages le rend très chouette visuellement. Le numéro est en tout cas bien mené malgré son classicisme et la présence de Carol Ferris est vraiment bienvenue, même si on se demande pourquoi Justin Jordan à l'air de vouloir faire une relation entre elle et Kyle Rayner. En tout cas New Guardians continue d'être agréable à lire et est une série prometteuse pour la suite.

Ma note : 7






Red Lanterns #22
Paru en Juillet 2013
Scénario de Charles Soule
Dessins d'Alessandro Vitti
Couleurs de Gabe Eltaeb

Mais bon sang ! Pourquoi changer de scénariste si c'est pour nous resservir toujours et encore la même soupe ? Bref au menu, les Red Lanterns qui s'engueulent pendant tout le numéro, avec des explications sur leur fonctionnement dont on se fout et des querelles intestines dont on aimerait bien se passer depuis le temps. Bleez veut encore prendre le pouvoir et elle n'y arrive toujours pas, Rankorr est encore un minable et Guy Gardner va bientôt devenir un personnage pénible, youpi. 

La seule bonne nouvelle c'est Blob (le mec tout rond avec des dents pointus) qui prend de l'importance et qui est assez rigolo. Sinon à part ça on se fait chier et on se dit que ça ne risque pas de changer à l'avenir... Charles Soule ne pourrait pas écrire ce titre avec autant de brio que She-Hulk ? Ou s'associer avec un artiste qui donnerait un intérêt au titre, une âme (comme Javier Pulido sur le titre de la cousine du géant vert, en fait) ? En attendant on subit, tout en se demandant si quelqu'un, un jour, éclaircira la question du nombre de membre du corps des Red Lanterns (pour Soule ils ne sont qu'une dizaine alors qu'ils ont été parfois bien plus nombreux par le passé).

Ma note : 5




Earth-2 #9
Paru en Février 2013
Scénario de James Robinson
Dessins de Nicola Scott
Couleurs d'Alex Sinclair et Pete Pantazis



Retour de Nicola Scott aux dessins et début de l'arc sur Doctor Fate. Le numéro est ouvert par une Kendra toujours plus badass qu'on ne verra malheureusement pas longtemps. L'intrigue préférant se concentrer sur son pote Khalid, un nouveau venu dans la série ainsi que sur Jay Garrick toujours un peu niais mais plein de bonnes volontés qui va se retrouver à emmener sa mère dans ses aventures. Oui, sa mère. Qui pourrait être tout aussi bien sa petite copine si le scénario l'avait décidé ainsi parce que graphiquement, Nicola la dessine bien jeune. 

D'ailleurs la dessinatrice est plutôt en petite forme sur ce numéro. Ça reste pas mal, mais on se paye quand même cette mère jeune, un plan d'ensemble de la ville de Lansing foiré avec une pers à l'ouest et peu de détails et n'oublions pas le personnage cliff au design un peu moyen. Ca reste tout de même sympathique à lire avec une petite baston de milieu d'épisode pas piquée des hannetons. Et toute l'intrigue autour de Nabu et du Doctor Fate est intrigante et donne envie de lire la suite. 

Ma note : 7


Earth-2 #10
Paru en Mars 2013
Scénario de James Robinson
Dessins de Nicola Scott
Couleurs d'Alex Sinclair

Je ne suis pas très fan du design du nouvel ennemi mais le reste du numéro est plutôt solide. On a envie d'en savoir toujours plus sur le heaume de Nabu (qui est bien classe) et toute cette intrigue avec la tour du Destin est vraiment sympa, surtout que l'intérieur de la tour est juste magnifique et bien trouvé. Nicola Scott à négligée les décors du précédent numéro pour tout donner ici et elle a bien fait car on se régale. Très très sympa. On retrouve aussi Alan Scott le temps de 4 pages très biens écrites aussi. Un bon numéro pour Earth-2, bien écrit, bien illustré et bien colorisé (c'est rare que je dise ça du boulot de Sinclair d'ailleurs). Du bon boulot, vivement la suite.

Ma note : 8