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dimanche 25 mai 2014

[Image] MPH #1

MPH #1
Paru en Mai 2014
Scénario de Mark Millar
Dessins de Duncan Fegredo
Couleurs de Peter Doherty



Allez, je tente la nouvelle série de Millar. Ça vient de sortir et j'ai lu du bon Millar récemment (son run sur the Authority)... Je me suis donc dit, pourquoi pas. Je ne suis toutefois pas un grand connaisseur du "Millarworld", je n'ai lu que Kick-Ass dans ce label (à part si Wanted en fait aussi parti, mais je ne crois pas que ce soit la cas), mais bon, je ne crois pas que ce soit  bien grave vu qu'il n'existe pas vraiment de connexions entre les séries et encore moins d'univers partagé.

Bref, MPH c'est une série où la supervitesse style Flash s'acquiert grâce à une drogue, le MPH et où celui qui l'obtient n'est pas un de ces types droits dans leurs bottes comme chez DC, mais un gentil dealer de drogue de Détroit. Gentil, puisque le gars n'est pas trop dans le délire truand, c'est juste un jeune pauvre de Détroit qui veut vivre le rêve américain et essaye d'amasser un petit pactole en vendant de la drogue pour ensuite aller vivre tranquillement avec sa copine en Californie. Pas de chance pour lui, il se retrouve en prison. Et c'est là où il rencontrera le MPH.

Bref, ça promet d'être une vision et une utilisation complètement différente de la super vitesse par rapport à ce qu'on a l'habitude de voir, et pourquoi pas, puisque ça reste au demeurant un pouvoir assez cool. Surtout que le côté drogue amène les auteurs à jouer sur la perception du monde de celui qui la consomme, et ça donne des idées et des visuels sympathique au niveau de la perception du temps. 

Ce numéro introductif est efficace. Le héros est planté, ses problèmes aussi, y a une ou deux grossièretés pour dire que c'est du Millar (mais pas énormément, ça m'a étonné), y a un méchant mystérieux, le contexte social de Détroit, ainsi que le MPH. Tout marche pour l'instant très bien, et si l'on ne peut pas vraiment dire pour le moment si la série se géniale, elle part en tout cas sur de bonnes bases, avec un scénario solide, un personnage sympathique (à défaut d'être réellement attachant), de bons dialogues et des dessins de Duncan Fegredo franchement au niveau. 

Ma note : 




mercredi 14 mai 2014

[Image] Luther Strode Tome 1 : Un Bien Etrange Talent

Luther Strode Tome 1 : Un Bien Etrange Talent
Paru en 2012 chez Delcourt
Paru en VO chez Image Comics à partir de 2011
Scénario de Justin Jordan
Dessins de Tradd Moore
Couleurs de Felipe Sobreiro


Je dois bien le dire, j'ai acheté cet album sans avoir aucune idée de son contenu. Les seules raisons pour lesquelles je l'ai acheté, c'était l'envie de retrouver Tradd Moore aux dessins après m'être pris une bonne claque visuelle avec son All-New Ghost Rider, et parce que j'en avais lu du bien sur un site quelconque.
Mais ce fut une bonne surprise. C'est complètement couillon, mais ça me convient parfaitement. Le concept est simple : c'est kick-ass avec des supers pouvoirs et... ÉNORMÉMENT d'ultra violence.

Un gringalet qui se fait chahuter en permanence va découvrir la Méthode Hercule (en référence aux vieilles pub à la con qui vantaient des méthodes miracles pour se muscler) et devenir hyper baraque en un rien de temps et sans efforts, avec des réflexes de fous, une aisance naturelle pour la baston et une résistance améliorée. Il va pouvoir aussi sortir avec une fille, qui est loin d'être une greluche écervelée, et fermer le clapet au gros bras qui le chahute au lycée.

Comme ça, ça paraît gentillet. Mais il y a quelque chose de louche derrière la méthode Hercule et cela va mener à quelque chose de très sanglant. Si le pitch de la série est plutôt classique, c'est là qu'elle révèle toute son originalité. Peu de séries sont aussi violentes que celle-ci. Il y a des démembrements à tout va, des décapitations, du sang qui gicle de partout en fontaine avec des organes qui se dispersent dans tous les sens. C'est du gros n'importe quoi, surtout que c'est servi par le trait ultra dynamique, ultra détaillé et assez cartoon de Tradd Moore.

Donc voilà, si vous n'aimez pas la violence vraiment purement gratuite, Luther Strode ne vous plaira pas. Ici c'est complètement couillon, avec des gros bourrins biens musclés qui se tabassent dans un déluge de violence sanglant. Moore montre un vrai talent pour illustrer toutes ces bastons, qui comptent sûrement parmi les plus passionnantes et mieux mis en image des comics, grâce à une influence manga notable. On a de belles bastons bien longues et acharnées, ça fait plaisir.

C'est franchement très fun à lire, les personnages sont attachants, les situations de vie quotidiennes sont très classiques mais réussies avec de bons dialogues et pas mal d'humour, et sont suivit de moments de tensions intenses et prenants qui fonctionnent à fond. Le trait de Tradd Moore est particulier, mais si on aime son style, on se régale. Il cherche encore son style dans les toutes premières pages, mais il se trouve rapidement, et ça devient vraiment magnifique. Il n'y a que lui qui pouvait rendre l'ultra violence aussi graphique et amusante à regarder. Et ses personnages sont tout de suite sympathiques.

Donc voilà, c'est sûrement pas une lecture pour tout le monde, mais pour ceux qui veulent un truc regressif, avec de la baston et du sang, qui aiment kick-ass, les nekketsu et Mortal Kombat... Luther Strode est fait pour vous.

Ma note : 


samedi 3 mai 2014

[Image] Southern Bastards #1

Southern Bastards #1
Paru en Avril 2014
Scénario de Jason Aaron
Dessins et couleurs de Jason Latour


Southern Bastards est la nouvelle série creator owned de Jason Aaron. Après le succès qu'il a eu avec Scalped, que je n'ai pas encore lu mais que j'ai fortement envie de lire, je me suis dit que je ne pouvais décemment pas passé à côté de cette nouveauté fortement attendue. Et bien m'en a pris car cette série démarre sur le chapeau des roues.

Nous voici en présence d'une série typiquement américaine, surtout qu'elle se passe dans le sud des Etats-Unis. Le héros est un vieux moustachu en chemise à carreau bien badass qui revient dans sa ville natale 40 ans après l'avoir quitté. La ville ne fleure pas bon la tranquillité et est plutôt mystérieuse pour le moment. Elle contient toute une face cachée qu'on a hâte de découvrir.

Franchement ce numéro rempli bien ses 25 pages. Pour une fois qu'il y a un peu de contenu dans un numéro un ! Alors bien sur, il reste pleins de trucs mystérieux, pleins de trucs à découvrir et on ne sait pas exactement comme la série va évoluer, mais au moins on a des indications, des pistes. On a aussi un ambiance, vraiment réussie, accrocheuse, crédible. On a un héros charismatique et immédiatement attachant qu'on a envie de suivre. Les personnages qui sont apparus pour le moment sont forts en gueule, et toute la partie artistique est franchement de très bonne qualité. 

Jason Latour a un très bon trait, anguleux et crasseux comme il le faut pour la série. Ses abrutis du sud des USA ont vraiment des bonnes têtes de gros crétins demeurés, et on est vraiment immergé dans la ville, surtout que sa colorisation est très bonne, tout comme le découpage qui est fluide et intelligent. En outre, même le lettrage est sympa, sortant un peu des carcans habituels avec le lettrage tout lisse dans les bulles toutes belles. Ici c'est un peu plus crasseux et poisseux pour coller à l'ambiance et c'est pas un mal. 
Franchement un excellent premier numéro, avec déjà de très belles scènes, et qui donne sacrément envie d'aller voir la suite. Bravo aux Jason ! 

Ma note : 9

mardi 22 avril 2014

[Image] Shutter #1

Shutter #1
Paru en Avril 2014
Scénario de Joe Keatinge
Dessins de Leila Del Duca
Couleurs d'Owen Gieni

Je ne me l'explique pas trop, mais j'ai soudainement eu envie de lire d'autre chose que du DC ou du Marvel en issues VO et je me suis donc lancé dans cette série Image qui a des bons retours sur le site Comixity.

On ne va pas se mentir, le titre est certainement plus écrit pour le TPB que pour le mensuel, mais ça n'en reste pas moins agréable à lire. L'histoire de cette série pour faire simple : notre héroïne, Kate Kristopher, est la dernière d'une longue lignée d'explorateurs. A 7 ans, son père l'a amenée sur la Lune et maintenant qu'elle à 27 ans, elle est dans un espèce de New-York alternatif peuplé de créatures étranges. On ne sait pas ce qu'il a amenée là, mais toujours est-il qu'elle laisse apparemment derrière elle une carrière d'écrivain et qu'elle est désormais un peu déprimé. Quand soudain... Je vous laisse découvrir la suite.

Un bon premier numéro. C'est très mystérieux, on a à peu près aucune idée d'où on va aller, mais pour l'instant on y va avec plaisir. L'héroïne est attachante, intéressante et on a envie de la suivre, mais le top du top reste quand même l'univers dans lequelle elle évolue qui est tout suite captivant. Il est beau et foisonnant et pour le moment, tout semble possible. Ninjas, aliens, monstres, ectoplasmes, robots... Il y a un peu de tout ça dans le New York de Shutter et c'est vraiment un plaisir à regarder, surtout que les dessins de Leila Del Duca sont franchement beaux. Le trait est dynamique, avec un bel encrage au pinceau et les personnages sont tout de suite sympathique. En plus, le travail d'Owen Gieni à la couleur est vraiment bon.


Bref, pour l'instant on est parti, surtout que le cliff est accrocheur. On a surtout envie de connaître vraiment l'intrigue de la série et en savoir plus sur l'univers. Et le fait que le scénariste, Joe Keatinge, ne cite que des trucs franco-belge dans ce qu'il aime et dans ces références est aussi extrêmement intriguant. Il veut faire un comic inspiré des aventuriers fictifs Corto Maltesse et Tintin ! On voit pas ça tous les jours ! 

Ma note : 8