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dimanche 11 mai 2014

[Marvel] Iron Fist Tome 1 : l'Histoire du Dernier Iron Fist

Iron Fist Tome 1 : l'Histoire du Dernier Iron Fist
Paru en 2008 chez Panini, collection 100% Marvel
Scénario de Ed Brubaker et Matt Fraction
Dessins de David Aja
Couleurs de Matt Hollingsworth


Comme la majorité des lecteurs VF de ce tome, je pense, je ne connaissais rien à Iron Fist avant d'ouvrir le volume (si ce n'est qu'il avait acquis son pouvoir dans une cité secrète, qu'il faisait du kung-fu et qu'il avait fait parti des héros à louer avec Luke Cage), je n'avais en tout cas jamais lu d'histoire avec ce personnage comme héros. Mais attiré par la présence de David Aja et Matt Fraction (soit l'équipe de la géniale série Hawkeye), je me suis laissé tenté.

Et j'ai bien fait, c'était très bien. Déjà, le premier bon point c'est que la tonalité est dans la droite lignée, notamment, du run de Daredevil de Bendis et Maleev (on retrouve même l'infirmerie de nuit, ce qui est plutôt chouette), avec un ton très urbain et réaliste... Même si ça reste du Iron Fist et que toute une mythologie tiré des films de kung-fu et de la culture chinoise est présente. On retrouve aussi, sans surprise, une tonalité proche du Hawkeye que Fraction et Aja feront plus tard, même si ici le ton est moins "à la cool" et le découpage, même si il est toujours malin, se permet moins de délires narratifs expérimentaux. C'est en tout cas vraiment chouette de retrouver le dessin d'Aja, certes plus sombres, mais qui marche toujours aussi bien, avec des planches très lisibles et des personnages qui ont une bonne gueule (surtout le vieil Iron Fist qui a un côté actionner vieillissant bien cool). Les bastons sont très bien rendus, ce qui est un plus pour un titre Iron Fist et tout le tome se lit sans soucis, de manière fluide et agréable.

Il faut dire que le scénar' est pas mal du tout, même si j'étais quand même plus dedans, davantage immergé, dans les premiers chapitres qu'à la fin, où tous les délires qui viennent enrichir la mythologie au fur et à mesure n'étaient malheureusement pas toujours très clairs et je ne voyais pas toujours où est-ce que les auteurs voulaient aller avec tout ça. A la fin de la lecture, on a quand même bien envie de lire la suite, ça reste du grand comics urbain (en tout cas pour l'instant) comme on les aime.

Ma note : 


mardi 6 mai 2014

[Marvel] Les Fugitifs Tome 1 : Héros pour toujours

Les Fugitifs Tome 1 : Héros pour toujours
Paru en VF chez Panini en 2007, collection Marvel Deluxe
Paru en VO entre 2005 et 2006
Scénario de Brian K. Vaughan
Dessins de Adrian Alphona et Takeshi Miyazawa


Il était temps de se mettre aux Runaways. Ces jeunes héros ne sont pas forcément les plus connus par les lecteurs car assez déconnectés du reste de l'univers Marvel (ils officient sur la côte Ouest) mais ils ont connu un beau succès critique et conservent un joli noyau de fans. Ceci peut s'expliquer sûrement par le fait qu'ils ont été créés par deux auteurs très talentueux, Brian K. Vaughan (Saga, c'est lui) et Adrian Alphona (qui nous régale sur Ms.Marvel actuellement en VO).

Malheureusement pour moi, difficile de commencer par le véritable début en VF (il n'est disponible que dans des mini monster non réédités et désormais hors de prix) et me voilà à commencer avec le volume 2 de la série, réalisé par les créateurs de la série, et avec Takeshi Miyazawa qui remplace Alphona pour deux numéros en cours de volume. Heureusement, c'est bien écrit et il est tout à fait possible de commencer les Fugitifs par ce Deluxe. Bon, on a pas le tout début, on ne sait pas vraiment comment nos jeunes héros se sont débarrassés de leurs parents qui étaient les supers criminels de L.A. et on pas une présentation détaillée de chaque personnage et de ses pouvoirs, mais on est pas perdu pour autant et on comprend vite qui est qui.

En plus le format Deluxe de l'ouvrage permet de se taper 12 épisodes d'affilés et donc de s'attacher un peu à l'équipe, surtout que l'écriture de Vaughan est très character driven (on avait pu le constater d'ailleurs sur ses autres séries) et Alphona est quasiment là tout du long, permettant d'avoir un minimum de continuité graphique.

Dans ce tome, on a trois arcs qui nous sont proposés, avec en plus divers fils rouges qui traversent la série, comme tout bon feuilleton qui se respecte. Le premier est le plus long du recueil et certainement le plus réussit, K.Vaughan nous concocte une histoire pleine de mystères, de visages cachés qui se révèlent être des personnages inattendus de l'univers Marvel qu'on imaginait pas dans cette série, avec un suspense vraiment bien mené et des protagonistes qu'on sent parfois véritablement en danger ce qui est assez plaisant. Il faut dire que nos fugitifs ont des pouvoirs mais ne sont pas forcément les héros les plus puissants de la Terre et pourtant le scénariste décide d'y aller à fond et d'envoyer face à eux l'un des méchants les plus redoutables de l'univers Marvel. Un délice, surtout qu'en plus de ça, l'auteur nous gâte avec plusieurs gros twists/révélations qui fonctionnent à plein.

Et comme je l'ai dit précédemment, Brian K. Vaughan est un auteur qui soigne ses personnages. On a donc le droit à des jeunes réalistes dans leur comportement, en plus livrés à eux même, donc assez imprévisibles. Dans ce premier arc, les héros sont un peu éclipsés par un autre groupe de jeunes à super pouvoirs qu'installe le scénariste, Excelsior, un regroupement d'anciens ados à supers pouvoirs qui veulent intégrer la société mais qui vont finalement rempiler. Ils sont un peu loosers, n'avaient pas l'intention de travailler en groupe à la base et on des profils tous très différents les uns des autres, mais ils sont franchement sympathiques et offrent de belles interactions les uns avec les autres, notamment Darkhawk et Chamber.

Ce premier arc est très réussis, avec de très bons dessins d'Alphona, qui a ici un style plus classique que dans Ms. Marvel, sûrement dû au fait que Marvel osait moins à l'époque aller vers le comics indé et underground que maintenant et au fait qu'Alphona travaille ici avec un encreur, qui offre un rendu plus lisse à ses dessins. La colorisation est aussi celle de l'époque (2005-2006) et on a donc pas de rendu aquarelle au programme, mais quelque chose d'un peu plus froid avec des ombres biens foncées en fondues sur les persos. Ce n'est pas ultra moche, mais on a vu clairement mieux. D'ailleurs le dessinateur est bien plus à l'aise sur Ms. Marvel que ici, même si on a pas mal de très belles cases au cours des numéros qu'il illustre, avec notamment pas mal de beaux plans en contre plongée de héros qui se la pète.

Après l'arc d'ouverture, la série se recentre un peu plus sur l'équipe des fugitifs. Tout d'abord avec un arc en deux épisodes dessiné par Miyazawa, qui a un style radicalement différent d'Alphona. En effet, on nage ici en plein "style manga". Ça ne plaira pas à tout le monde, mais franchement le dessinateur se débrouille bien et offre des séquences d'action très réussies. Il est un peu moins bon qu'Alphona au niveau de l'acting des persos qui sont ici un poil moins crédibles, un poil moins bien joués, mais ça fonctionne tout de même et l'impact émotionnel de la fin de l'arc se ressent quand même. Comme d'hab', c'est finement joué de la part de Vaughan côté scénar', avec une très belle caractérisation des personnages, une belle évolution de leurs relations, etc. Il n'y a qu'un retournement de situation vers la fin du second numéro qui me paraît un brin rapide pour être tout à fait honnête, mais je passe volontiers sur ça tant le scénariste nous régale de manière globale avec cette série.

Bon on notera quand même l'édition du bouquin que j'avais qui, malheureusement (d'autant plus que c'est un Deluxe, donc une édition assez onéreuse), se goure à un moment dans l'ordre des pages de la conclusion de cet arc. On se retrouve avec deux pages du milieu du numéro mises juste avant la splash page de conclusion et qui livrent des explications qui nous avaient, forcément, manquées un peu plus tôt et qui détruisent, en même temps, un peu de l'impact émotionnel de la fin du numéro. Je ne sais pas qui est responsable de ça, mais c'est franchement dommage...

Pour le troisième et dernier arc du bouquin, Alphona est de retour et les fugitifs vont aller faire un petit saut du côté de New York dans une intrigue mêlant la Cape et l'Epée et les Nouveaux Vengeurs qui venaient de se former à l'époque (et oui, 2006 !). Bon, bien entendu, dans une série teen comme celle-ci où nos héros ne font pas confiance aux adultes, il ne faut pas s'attendre à voir un portrait tout beau tout lisse des vengeurs qui se révèlent ici assez inefficaces et ridicules, mais c'est toujours marrant de voir cette équipe un peu prétentieuse se ramasser. Celui qui s'en sort le mieux, c'est forcément Spider-Man, toujours très cool et qui a lui aussi commencé sa carrière dans sa jeunesse (et ouaip, ne l'oubliez pas, le tisseur n'avait que 15 ans a ses débuts, c'est lui qui a vraiment lancé les teen comics !). Vaughan l'écrit comme un chef et le perso est très marrant et sympathique. L'arc en lui même n'est pas forcément le meilleur du volume mais il se lit, comme toujours, super agréablement, porté par les relations entre les héros qui continuent d'évoluer et qui sont toujours aussi soignées.

Au final, ce Deluxe des Fugitifs est vraiment excellent. C'est vraiment une série à lire pour les amateurs de l'univers Marvel et de teen comics, et franchement, n'ayez pas peur de ce genre de comics là, c'est souvent là où les relations entre les personnages sont les plus poussées, réalistes, inventives et modernes, et c'est là où il y a souvent le meilleur équilibre entre super héroïsme et quotidien. Bon bien sur, ce que je dis ne vaut pas sur absolument tout, et je crois que la série tant décriée des Teen Titans version New52 doit en être un bel exemple.

Mais trève de digressions, Vaughan et Alphona livrent ici une saga vraiment rondement menée, avec des personnages soignés, imaginatifs et modernes. L'équipe n'est pas conventionnelle, ne jouant clairement pas du côté du mal mais restant en même temps hors la loi et opérant absolument pas au grand jour comme une équipe de vengeur. En outre, les héros, qui sont d'ailleurs en grande majorité des héroïnes, remettent également l'autorité des équipes de héros établies en cause et refusent de s'y plier, n'accordant aucune confiance aux adultes (forcément, ils se sont fait floués par leurs parents). Bref, les Fugitifs c'est une réussite, lisez-le.

Ma note : 





dimanche 4 mai 2014

[Marvel Now] The Superior Foes of Spider-Man Tome 1 : Getting the Band Back Together

The Superior Foes of Spider-Man Tome 1 : Getting the Band Back Together
TPB VO sorti en Février 2014
La série est lisible en VF dans le magazine de Panini "Spider-Man"
Scénario de Nick Spencer
Dessins de Steve Lieber
Couleurs de Rachelle Rosenberg


Lors de son annonce, cette série ne donnait pas envie à grand monde, alors qu'il semblait évident qu'avec une telle couverture de numéro 1 (celle qui orne ce TPB) et un tel casting, on risquait d'avoir une série humoristique sympathique sur les ennemis de Spidey (pitch qui personnellement me donnait envie). Ça n'a pas loupé, j'ai testé les trois premiers numéros en single et c'était très sympa, avec en plus un petit côté Hawkeye/FF pas piqué des hannetons, et les différentes chroniqueurs comics du web qui ont testé la série étaient tous d'accord, cette série était sacrément bien et il fallait la lire de toute urgence.

Me voilà donc avec le premier TPB entre les mains, et je confirme, la série est franchement très bonne. De toute manière, rien que le fait de voir qu'est-ce qui se passe chez les méchants Marvel quand ils ne se font pas rosser est déjà très cool. Mais quand en plus on a le droit à un Sinister Six du pauvre, ça devient un régal ! Cette version de la célèbre association de super criminels ne comprend que cinq membres, et des méchants de troisième zone en plus (voyez plutôt : Shocker, Speed Demon, Overdrive, Beetle et le chef : Boomerang) !

Mais si il n'y avait que ça ! La série est en plus très drôle : Lieber est inventif visuellement et met régulièrement des gags bonus dans les cases et nos héros sont des loosers finis, surtout Boomerang qui est le personnage qu'on suit le plus et qui est aussi un merveilleux anti-héros : nul, lâche, traître et menteur mais aussi terriblement ridicule... Ce qui fait qu'on a plaisir à lire ses aventures et qu'on se demande toujours qu'est-ce qu'il va inventer dans le numéro suivant. Pour ceux qui ont bien révisés leurs encyclopédies Marvel, la série est pleine de clin d’œil à l'univers de la Maison des Idées et c'est un vrai plaisir de voir ça. La série se paye en plus de sacrés délires, notamment sur la tête de Silvermane en début du numéro 3, dans une paire de pages complètement hilarantes.

Bref, c'est un vrai plaisir de lire cette série, qui a, en plus de son humour et de ses clins d’œils, un scénario ma foi bien mené, qui rappelle forcément les films de braquages et sur les milieux criminels. En plus, Spencer nous sort pas mal de twists en tout genre, ce qui fait qu'on ne s'ennuie jamais et qu'on a toujours envie de lire la suite, surtout que les héros sont au final très attachants.

Ne vous y trompez pas, Superior Foes of Spider-Man est une sacré réussite à ne louper sous aucun prétexte. Certainement l'un des meilleurs titres Marvel Now. Et bonne nouvelle, il n'est pas encore arrêté, on ira au moins jusqu'au #14 !

Ma note : 8


dimanche 27 avril 2014

[Marvel] Daredevil : Echo

Daredevil : Echo
Edité chez Panini, collection Graphic Novels
Scénario, dessins et couleurs de David Mack


Cet album qui regroupe les épisodes #51 à #55 de Daredevil volume 2, situés en plein milieu du run de Bendis sont assez spéciaux puisqu'il s'agit en fait d'une mini-série consacrée à Echo où Daredevil ne fait que de la figuration. Bendis et Maleev avaient certainement besoin de souffler et les épisodes ont été intégrés en fill-in, mais voilà, ils n'ont strictement rien à voir.

David Mack revient en fait sur le personnage qu'il avait créé quelques temps plus tôt dans les pages de Daredevil avec Quesada, pour l'approfondir et la faire avancer. On sent vraiment son amour pour son personnage dans ce récit et toute la tendresse qu'il a pour elle. Elle est vraiment tout de suite attachante.

En outre, cette fois, c'est aussi lui qui s'occupe de la mise en image. Dans son style très particulier fait de collage, de peintures, de cases complètement déstructurées et de jeux typographiques, il essaye vraiment de jouer sur les perceptions de Maya qui sont forcément différentes du reste des personnages de l'univers Marvel puisqu'elle est sourde. C'est ce qui fait son originalité, en plus de ses racines indiennes. Ajoutez à ça qu'elle n'a pas vraiment de supers pouvoirs, si ce n'est celui de pouvoir reproduire les mouvements qu'elle observe avec une quasi exactitude, et vous avez une héroïne pleine de potentiel.

Pourtant David Mack s'en fout de ça, il s'en fout des super héros. Il veut juste raconter la destinée de son personnage, comment elle a grandi et qu'est-ce qu'elle est devenue suite à son passage dans les pages de Daredevil. Le style graphique complètement éclaté et conceptuel de Mack se prêtant en plus parfaitement à l'introspection du personnage. On la suit donc revenir à la réserve indienne de son enfance et chercher sa voie, et c'est au détour d'un dialogue avec un personnage très connu de l'univers Marvel qu'elle le trouvera.

En lisant ce récit conceptuel, on se dit que c'est assez incroyable qu'il est atterri chez Marvel dans les pages d'un mensuel de super-héros. Qu'on soit bien clair, le récit qu'on a là est bien plus expérimental que ce que vous pourrez trouvez dans bien des comics indé. C'est vraiment une expérience intéressante, qui change des lectures habituels et qui est très agréable à lire.

Après le récit ne raconte finalement que peu de choses et aurait mérité une intrigue plus poussée, et on aurait aimé aussi un peu plus de variété dans les motifs visuels utilisés par Mack (il a une tendance à réutilisé jusqu'à l'usure certaines cases, certains visuels, ce qui peut être assez agaçant par moment), mais ça reste une lecture très agréable et originale sur un personnage de second plan de l'univers Marvel, pourtant riche de potentiel.

Ma note : 7


jeudi 17 avril 2014

[Marvel] Bullet Points

Bullet Points
Sorti en VF en Juin 2008.
Scénario de J.M. Straczynski
Dessins de Tommy Lee Edwards


J'ai découvert l'existence de cette mini au hasard en fouinant dans ma bibliothèque. Panini édite parfois des choses étonnantes en 100%, mais c'est loin d'être une mauvaise chose. Toujours est-il que cette mini a un titre bien peu vendeur et a un peu disparue dans les limbes aujourd'hui alors que c'est un titre qui vaut le coup d'oeil pour les fans de Marvel.

Le récit reprend en fait le concept des fameux what if de Marvel et l'étend à une mini-série et sur à peu près 40 ans, c'est d'ailleurs ça qui en fait tout son sel. On voit ce que le monde serait devenu si la balle qui a tué le docteur Abraham Erskine après la transformation de Steve Rogers en super soldat avait été tirée un jour avant, tuant cette fois deux personnes, Erskine et un certain Ben Parker.

Un changement majeur donc, puisque ces morts implique un Steve Rogers qui ne devient pas Captain America et un Peter Parker qui n'apprendra jamais qu'un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. A partir de là on suit donc le déroulé de l'Histoire de cet univers Marvel modifié de la seconde guerre mondiale à ce qui semble être les années 80.

L'un des intérêts de l'histoire de JMS est d'ailleurs de conserver les dates originelles des comics, c'est à dire l'apparition des héros au cours des années 60, et de ne pas utiliser cette saloperie de timeline glissante qui sert seulement à ne pas assumer le vieillissement des personnages.

A partir de son point de départ JMS s'amuse à intervertir les héros, quelqu'un prend l'apparence et le rôle de Nick Fury à sa place et d'autres trucs dans le genre. C'est plutôt amusant, mais il manque une certaine logique... Par exemple, qu'est devenu le vrai Nick Fury dans cet univers ? Pourquoi n'est-il pas à la tête du S.H.I.E.L.D. ? Pourquoi un événement censé se dérouler dans les années 60 se déroule t-il, sans raisons, dans les années 80 désormais, à l'époque du run de Miller sur Daredevil et de l'Alpha Flight de Byrne ?

Après, ça reste très sympathique à lire, ça fait plaisir de relire l'émergence de l'univers Marvel avec un point de vue très réaliste que ce soit dans le scénario ou les graphismes (forts jolis, biens qu'un peu brouillons et statiques de Tommy Lee Edwards). On appréciera aussi la séquence d'action finale qui est plutôt réussie et certains personnages qui s'en sortent pas mal.

Toutefois, le récit à ses défauts, il est un brin pédant, il y a les problèmes de logiques que j'ai soulevé plus haut, il est trop rapide sur certains passages (on sent la contrainte de tout caser en 5 épisodes, et c'en est un peu dommage), certains éléments sont posés mais pas vraiment exploités (Dr.Strange, je pense à toi) et le final est un peu gentillet et manque d'impact. JMS s'est bien amusé mais quand il a dû réfléchir à comment terminer sa série (et je parle vraiment de la toute fin, les deux trois dernières pages), il lui a manqué un truc pour vraiment donner un sens à tout ça.

En tout cas, ça reste une lecture agréable et bien dessinée, pour les fans des auteurs, des what if et des héros Marvel.

Ma note : 7

dimanche 13 avril 2014

[Marvel Now] FF Tome 1 : Adieu et Bienvenue

FF Tome 1 : Adieu et Bienvenue
Edité en France chez Panini Comics
Collection 100%, 17,5 €, paru en Février 2014
Scénario de Matt Fraction
Dessins de Mike Allred
Couleurs de Laura Allred


Ça y est, la série FF de Fraction et Allred débarque enfin en VF, et coup de bol, c'est directement en librairie et avec 8 épisodes d'un coup. Le nombre d'épisodes ne sera pas trop car le style de Fraction est très décompressé, avec des dialogues assez court et le tout se lit donc du coup assez rapidement.

La série raconte le quotidien de l'équipe qui remplace les 4 Fantastiques, partis en voyage à travers le temps et l'espace. L'équipe est composée de Scott Lang, l'homme fourmi 2e du nom, de Medusa, la reine inhumaine, de She-Hulk et de Darla Deering, une star de la pop. Ensemble ils vont devoir géré la fondation du futur, c'est à dire un groupe de gamins bizarres, mais aussi gérer tous ceux qui considèrent le groupe de remplaçants comme des imposteurs vis à vis des FF et également gérer les problèmes liés au non retour de l'équipe de Reed Richards. En plus de ça, chaque membre a ses problèmes persos, et on comprends vite que le quotidien des membres ne sera pas de tout repos.

Globalement, c'est un album très bizarre, avec énormément d'idées farfelues dans tous les sens, que ce soit dans le scénar', dans la narration ou les designs. Ça donne un côté à la fois amusant et confus à l'album qui empêche une implication totale dans l'histoire, puisqu'il y a toujours un truc qu'on essaye de piger. Cela n'est pas aidé par des dialogues très courts, très parlés, très américains, qui sont parfois un peu dur à appréhendés, et par l'abondance de personnage et de concepts. Mettez tous ça dans des mises en pages parfois un peu brouillonnes, pas très lisibles ou claires d'Allred, et vous avez une lecture qui n'est malheureusement pas des plus fluides.

A côté de ça, il y a en même temps 3 tonnes de bonnes idées, des tonnes de références aux FF, notamment aux tous premiers épisodes des 60's, ce que j'ai trouvé super jouissif. En plus, les personnages sont biens écrits et tous très attachants, que ce soit les remplaçants des FF ou les gamins, et c'est vraiment un plaisir de les suivre. Il y a un amour des personnages qui se sent, que ce soit de la part d'Allred ou de Fraction, et un amour des Quatre Fantastiques qui fait plaisir à voir. Ajoutez à ça qu'on retrouve l'amour du quotidien qu'avait développé le scénariste dans Hawkeye, avec beaucoup de passage dédiés aux relations entre les persos plutôt qu'à des affrontements face à d’éventuelles menaces, et vous avez vraiment quelque chose de très sympa.

Au final, un album pas vraiment parfait, mais indéniablement attachant et divertissant. Pas forcément le plus abordable (que ce soit par rapport au style d'Allred, sa narration ou toutes les références aux FF) mais sympathique pour ceux qui seront sensibles au style.

Ma note : 7


dimanche 6 avril 2014

[Marvel Now] Superior Spider-Man Tome 1 : Mon Premier Ennemi

Superior Spider-Man Tome 1
Paru en Mars 2014
Scénario de Dan Slott
Dessins de Ryan Stegman et Giuseppe Camuncoli

A l'occasion de la parution des tomes chez Panini, je me met enfin à Superior Spider-Man avec ce premier tome... Et c'est franchement sympathique. C'est vraiment amusant de voir Octopus prendre le corps de Peter Parker et essayer de s'habituer à sa nouvelle mission en temps que Spider-Man. Le plus drôle étant de voir Octopus en train d'essayer de draguer Mary Jane sous le regard horrifié du fantôme de Peter. Un passage vraiment crétin qui m'a bien fait rire.

Dan Slott mène bien son récit et on suit avec plaisir les aventures de ce nouveau Spider-Man, qui pose un regard intéressant sur la manière qu'avait Peter de faire son job, sur sa relation avec ses ennemis etc. Y a pleins de pistes intéressantes qui sont développées et la fin du volume est assez réussie sur un problème récurrent des super héros. 

Le milieu de volume ronronne peut être un peu, on commence à s'habituer au truc et ça met peut être un peu de temps à redécoller, mais rien de bien grave, c'est quand même un bon début pour le Spider-man supérieur, et puis ça a le mérite de changer de ce qu'on d'habitude.

Graphiquement, les deux dessinateurs s'en sortent bien. Stegman est bien meilleur ici qu'actuellement sur Wolverine, même si son style est assez brut et brouillon, il a une belle dynamique et ça ressemble un peu à du Ramos en plus contrôlé. Camuncoli a un style moins fantaisiste et fait un Spider-Man plus carré mais se débrouille bien aussi et offre de belles pages. A la colorisation, on a pas le meilleur de chez Marvel, mais ça passe franchement bien.

Une bon premier tome, efficace, et j'espère que la suite le sera tout autant.

Ma note : 7

samedi 5 avril 2014

[Marvel Now] Uncanny Avengers Tome 1 : Nouvelle Union

Uncanny Avengers tome 1
Sorti en Mars 2014
Scénario de Rick Remender
Dessins de John Cassaday et Olivier Coipel


Ça y est, les Uncanny Avengers arrivent en librairie. Précédé par des retours assez mitigés pour les épisodes contenus dans ce volume et par des retours hyper enthousiastes pour les suivants. C'est d'ailleurs cet enthousiasme général à propos des épisodes sortant en ce moment en VO qui m'ont motivé à tester cette série... Et j'ai été très très agréablement surpris, c'est vraiment bon et ça fait plaisir du lire des récits de ce niveau.

Je ne suis pas certains que ce soit vraiment accessible aux néophytes, mais qu'importe, c'est, pour ma part, un très bon titre et une très bonne lecture. Certainement encore une série qu'il vaut mieux lire en albums qu'en kiosque.

La série se propose donc de traiter avec les conséquences d'AvX, après la mort de Xavier. Le peuple déteste de plus en plus ces mutants responsables de trop de morts et de destructions et Cap veut faire quelque chose. Il monte donc une équipe alliant vengeurs et mutants, dirigée non pas par lui mais par Alex Summers, dit Havok, le frère de Cyclope.

Bien entendu, les ennuis n'attendent pas bien longtemps et un vieil ennemi de Cap se ramène bien vite pour foutre le bordel à New-York et accentuer le sentiment anti mutant.

On se retrouve donc avec un combat épique en plein New-York où les vengeurs combattent leurs ennemis et le peuple en folie qui veut taper du mutant et c'est franchement bien géré par Remender. Bon, on pourra se demander pourquoi les autres héros de New-York en ont strictement rien à foutre de la catastrophe de mort et de destruction qui se passe dans la ville (notamment Spider-Man...), mais à part ça, c'est franchement satisfaisant. C'est une grosse fresque épique où Remender n'hésite pas à recourir à des narratifs externes (racontés donc par un narrateur et pas les personnages) pour renforcer cette impression de grandeur, et il soigne ses personnages. Ils ont vraiment leurs petits caractère et sont en permanence en conflits pour une raison ou une autre. Les nouveaux méchants qu'il créé sont soignés aussi et il n'oublie pas de mettre nos héros en difficulté.

Ce qui est franchement bon, c'est qu'on a le côté épique d'un event contenu dans le premier arc d'une série et non le petit méchant introductif de merde. Et les relations entre humains et mutants sont franchement soignées aussi, on comprend la méfiance des uns vis à vis des autres, le sentiment qui les habite après la mort de Xavier, etc. De même le méchant principal de l'arc est charismatique à souhait tout en offrant une menace originale pour une équipe vengeresse.

Aux dessins de ce premier arc, Cassaday n'est sûrement pas à son meilleur (bon après j'ai pas lu les autres comics qu'il a fait), mais ce n'est pas moche non plus, c'est même plutôt solide. Et vu que c'est couplé à une mise en page et une narration efficace et une fort belle colorisation, ça passe franchement bien.

Bon forcément après, quand on voit le chapitre final dessiné par Coipel, Cassaday en pâtit un peu. En effet, le frenchie sort des planches vraiment sublimes, travaillées, détaillées, dynamique avec des personnages ultra expressifs. Du très bon boulot. Ce dernier numéro introduit la prochaine menace, qui s'annonce assez chouette et franchement épique elle aussi, ainsi que des nouveaux membres pour l'équipe, mutants et vengeurs, avec en plus des personnages plus forcément tendance en ce moment, ce qui est assez agréable (et qui vont permettre à Remender d'être libre dans leur utilisation, vu qu'ils ne squattent pas les autres séries d'autres auteurs).

Bref, je sais que de nombreuses personnes ont été déçu par ce premier tome mais ce n'est pas du tout mon cas. Pour ma part c'est une très bonne surprise et j'ai vraiment hâte de lire la suite ! Remender est un scénariste de grand talent et son titre est un peu le seul à vraiment prendre en compte les retombées d'AvX de manière globale (et pas que du côté X-Men comme les autres séries), ce qui est vraiment appréciable.

Ma note : 8