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mercredi 30 avril 2014

[Rétro] [Marvel] Fantastic Four : l'intégrale 1961-1962

Fantastic Four : l'intégrale 1961-1962
Edité chez Panini Comics
Scénario et dessins de Jack Kirby
Dialogues de Stan Lee


Quel plaisir de replonger dans les premiers épisodes des Fantastic Four ! Vous auriez bien tord de les considérer comme poussiéreux ou sans intérêts, ce sont des histoires véritablement fascinantes et qui savent se montrer incroyablement prenantes ! 

Les Fantastic Four sont nés en 1961 et sont issus du cerveau du génial Jack Kirby, créateur de génie qui a su profiter de la situation désastreuse de Marvel à l'époque pour créer l'univers foisonnant de la Maison des Idées durant les années 60. L'éditeur n'ayant plus rien à perdre à donner carte blanche à Kirby qui créé alors de tous nouveaux super-héros qui ont alors une particularité bien spéciale : ce sont des super-héros à problèmes. Héros malgré eux, qui se disputent, qui font faillite, qui ont des faiblesses. Et les bastons ne sont qu'une partie des histoires qui laisse place aussi à tout une partie plus soap à côté. Kirby, dans une folie créatrice qui le caractérise et bosseur comme nulle autres, inventera tellement de héros qu'il ne pourra tous les animés. Il confie, par exemple, Spider-Man à Ditko après avoir fait 5 pages tests. Bien lui en a pris quand on voit ce qu'en a fait son collègue dessinateur.

Bref, Kirby créé en masse, écrivant ses récits au fil de la case. Point de scénario préétabli chez lui, il a tout en tête et il dessine directement. C'est sûrement ça qui lui permet de produire autant, et c'est sûrement ça qui rend sa façon de raconter les histoires si unique, mais j'y reviendrais plus tard. Vous vous demandez peut-être pourquoi je n'ai pas évoqué Stan Lee depuis tout à l'heure ? Et bien parce qu'il n'était au final que dialoguiste sur les histoires de Kirby, et encore, celui-ci lui indiquait quoi mettre dans les bulles sur les planches qu'il livrait à l'éditeur ! Je ne sais pas quel rôle à eu Lee dans les récits qu'il a fait avec d'autres dessinateurs, mais une chose est sur, sur ceux de Kirby c'était surtout un responsable éditorial et un dialoguiste qu'un véritable scénariste.

Nous voilà donc en 61 et Kirby créé les 4 Fantastiques, une amélioration de son concept des Challengers de l'Inconnu qu'il avait créé pour DC quelques années auparavant (le costume que les 4F portent sur l'île au monstre dans leur première aventure et d'ailleurs de la même couleur que celui des challengers). 4 personnages, explorateurs du monde moderne, confrontés à des situations et des adversaires extraordinaires. Sauf que cette fois-ci, les personnages sont plus variés (un intellectuel, sa fiancée, le jeune frère de celle-ci et un costaud pote de l'intellectuel) et disposent de pouvoirs extraordinaires après avoir effectué un vol à bord spatial à bord d'une fusée expérimentale visiblement pas assez fignolée et qui laisse passer les rayons cosmiques. Les rayons transforment le métabolisme des héros qui se retrouvent donc dotés d'aptitudes hors du commun, liées à leur caractère.

Ben Grimm, colérique et d'allure athlétique, est devenu la Chose, un humanoïde rocheux laid, soupe au laid et doté d'une force surhumaine. Johnny Storm, jeune homme fonceur, devient la Torche, capable de s'enflammer et de voler. Susan Storm (ou Jane Storm dans certaines VF), jeune femme effacée et discrète devient l'Invisible (ou la Fille Invisible, selon les versions) et enfin Reed (ou Red) Richards, intellectuel leader du groupe devient Mr.Fantastic (pas mégalo déjà) et à le pouvoir d'être devenu élastique, de pouvoir allonger son corps et ses membres, ce qui colle plutôt bien, je trouve, à son caractère de chef qui veut tout contrôler. Donc voilà 4 personnages, 4 caractères, 4 éléments, 4 pouvoirs différents et comme il est dit dans Fantastic Four #1, "C'est ainsi que naquirent les Fantastiques ! A partir de ce jour là, le monde ne serait plus jamais le même !"

A partir du moment où les Fantastiques constatent qu'ils ont des pouvoirs, ils décident très rapidement qu'il faut mettre ses dons extraordinaires au service de l'humanité. Et à partir de là ils vont vivre une foule d'aventures merveilleuses dont les 9 premières sont regroupées dans cet excellent album. Les premiers récits de Kirby sont vraiment des héritiers des récits de monstres qui étaient populaires jusqu'au début des années 60. Les personnages n'ont alors pas de costumes, ne sont pas forcément très héroïque (le visage de Reed, hautain et froid, ou de la Chose, dégoulinant et monstrueux, deviendront plus nobles, valeureux, avec les épisodes et sont assez antipathiques dans le premier numéro) et ont une forte tendance à affronter des créatures géantes. On en croise en effet dans l'épisode 1, 3 et 4 et ce n'est qu'à partir de l'épisode 5 et l'apparition du Dr.Doom que les 4F trouvent vraiment leurs tons, avec des super-vilains charismatiques et des destinations improbables, même si l'influence se fait encore ressentir (l'épisode 7 avec Kurrgo, maître de la planète X, aurait en partie eu sa place dans une anthologie de science-fiction).

Ce qui frappe dans ses récits, c'est l'esprit complètement loufoque de Kirby et son inventivité incroyable. Aucun épisode ne ressemble à un autre. On a beau revoir certains vilains plusieurs fois ( Namor, le Dr.Doom), jamais les situations ne sont identiques, elles changent même du tout au tout à chaque fois. Exploration de l'île au monstre, combat face à un monstre marin géant, immeuble emporté dans l'espace, voyage à travers le temps pour trouver le trésor de Barbe Noire... Leurs aventures se réinventent à chaque fois, surtout que Jack Kirby rajoute en plus tout un côté dynamique de groupe à côté. Ils s'engueulent régulièrement, surtout la Chose qui doit subir sa tragique transformation en monstre et qui du coup n'est jamais content et ne se fait pas prier pour le dire. Il se bat avec la Torche, ce dernier se barre de l'équipe puis revient, Jane tombe amoureuse d'un de leur ennemis (Namor) et ils se retrouvent même en faillite dans l'épisode 9 (ne cherchez plus d'où vient l'idée de base du premier arc de la série Fantastic Four Marvel Knights, c'est de là ! ) …

C'est le fait que Kirby pousse les interactions entre les personnages à un niveau inhabituel pour l'époque qui fait que les récits marchent si bien et qui surtout provoque l'attachement aux héros. Ils sont fondamentalement humains et proches de nous. Surtout ce pauvre chose, qui sous sa carapace de pierre, peut être n'importe lequel d'entre nous. Et il est surtout animé par ce fil rouge impitoyable du "arrivera t-il à redevenir humain ?". On se doute bien que non, mais il y a toujours un moment dans l'épisode, où pour une raison expliquée ou non, il redeviendra humain avant de se retransformer inlassablement en monstre, ne pouvant échapper à sa malédiction. Et cela toujours accompagné des fameuses 3 cases de transformation monstrueuses de Kirby, rajoutant au drame.

Les récits subjuguent aussi par leur dimension incroyablement farfelue. Le côté improvisé des récits en est peut être la cause, mais il faut bien comprendre que les récits de Kirby fonctionnent selon leur propre logique que seul le dessin peut expliquer. Chez l'auteur, il n'y a ni espace ni temps. Si les personnages doivent se rendre quelque part, que ce soit à l'autre bout du monde ou non, ce sera fait en une case et il ça aura eu l'air de n'avoir pris que 5 minutes. Les décors ne sont jamais les même d'une case à l'autre et ne sont jamais très fouillés, créant un espace complètement malléable selon la volonté de l'auteur, et maintes choses complètement absurdes se déroulent dans les épisodes : la flamme de la torche peut vitrifier l'eau, faire fondre la roche ou créer des clones de flamme, la Chose peut soulever un mur dans une habitation pour se cacher derrière, Namor regarde la télévision américaine dans son palais sous-marin, des extra-terrestres dont le monde est sous le point d'être terrassé par un astéroïde ont le temps, avant que ça n'arrive, de faire un aller retour jusqu'à la Terre pour aller chercher les Fantastiques, le Puppet Master connaît exactement, sans qu'on sache pourquoi, la disposition exacte des meubles du bureau du directeur de la prison d'Etat... Bref, c'est du grand n'importe quoi, mais ça fait aussi partie du charme de ses récits tout en leur ajoutant un côté imprévisible, car les lois de la logique sont différentes ici, ce sont celles du récit imagée. N'oublions pas non plus les problèmes de pouvoirs complètement hasardeux qui tombent toujours au bon moment pour l'avancée de l'intrigue et l'ajout de drame.

Bref, cette première intégrale des 4 Fantastiques est vraiment une lecture très plaisante. Les aventures sont bariolées et passionnantes, bourrées de moments cultes, de bonnes idées, de personnages charismatiques et de drames intimes, comme la Chose qui ne peut redevenir un homme, où Namor dont la fureur est une conséquence de éradication de son royaume sous-marin causée par les essais nucléaires des hommes. Ajoutez à ça le dessin toujours plein d'énergie, toujours très dynamique et bourré de cases iconiques de Kirby, et vous obtenez quelque chose de véritablement culte, en plus d'être le fondement de l'univers Marvel actuel.

A lire et à relire absolument.

Ma note : 8

Source de mes infos sur Kirby : http://www.tcj.com/jack-kirby-interview/6/


dimanche 27 avril 2014

[Rétro] [Marvel] Elektra Assassin

Elektra Assassin
Publié en France chez Delcourt
Série originale sortie entre 1986 et 1987
Scénario de Frank Miller
Dessins de Bill Sienkiewicz


J'avais déjà adoré la collaboration de Sienkiewicz et Miller sur Daredevil Love & War qui est un pur chef-d’œuvre, donc c'est avec une assez grande joie que je me suis jeté sur cet album étrangement jamais réédité par Panini (les noms sur la couverture ne sont pas vendeurs ? Les gens sont si hermétiques que ça au génie graphique de Sienkiewicz ?).

Alors attention : cet album n'est pas aussi accessible que Daredevil Love & War et le premier chapitre est assez hardcore. Si vous aimez les comics de super héros mainstream, aux graphismes classiques, racontés de manière classique, avec une narration classique et où l'on comprend tout tout de suite, ce n'est pas la peine de tenter cette lecture. Si déjà vous êtes un peu plus curieux et que vous prenez la peine de vous accrocher pour passer le premier chapitre passablement alambiqué et incompréhensible, vous entrez dans une très bonne histoire.

Ce n'est peut être pas aussi grand que Daredevil : Born Again ou The Dark Knight Returns, mais ça reste quand même du bon gros comics qui fait plaisir à lire. L'histoire est un délire total à la Miller, ça part dans tous les sens, c'est assez crétin et bourrin, mais il y a de vrais trouvailles, des personnages ultra charismatiques, une pelletée de grands moments et une histoire entraînante.

Après une revue de l'enfance tortueuse d'Elektra, on la suit durant tout l'album dans son combat en tant que Ninja face à la Bête et à sa Main, le groupe de ninjas belliqueux de l'univers Marvel. La Bête est une entité mystique qui veut la destruction du monde et qui prépare son plan en secret et Elektra tentera tout pour l'arrêté, et elle est bien aidée dans sa tâche par ses compétences ninjas, comme le maniement du sabre japonais, mais surtout ses capacités de télépathe et sa capacité à pouvoir changer de corps quand la force des choses l'exige. Oui, je ne le savais pas, mais Elektra n'est pas qu'une humaine surentraînée, elle a des putains de pouvoirs Ninja.

Sa quête va être assez ardue à accomplir, connaître moults rebondissements, et surtout croiser la route d'un personnage génial, l'agent du S.H.I.E.L.D. Garrett, un agent un peu pourri devenu une sorte de cyborge, qui essaye à la base d'arrêter notre héroïne de ninja mais qui va se retrouver lié à Elektra dans son esprit et les deux compères vont alors former un duo du tonnerre. On sera pendant toute une partie du récit dans l'esprit de Garrett et c'est assez jouissif car le type réfléchit comme un mec lambda un peu looser et il va se retrouver dans des situations pas possibles, parfois intenses et souvent très drôles. Il est vraiment très attachant et on l'accompagne volontiers dans l'aventure.

Mais les autres personnages ne sont pas en reste, que ce soit ce candidat à la présidentielle avec une tête qui sourie de face photocopiée d'une case à l'autre, quoi qu'il fasse, ou l'agent du S.H.I.E.L.D. Chastity avec sa boucle d'oreille en croix géante et son refus de tout juron dans son unité, ou ses étranges nains bleus au service du S.H.I.E.L.D. Il y a en fait une sacrée galerie de personnage créés spécialement pour cette série et ils sont vraiment truculents et on se demande en permanence comment ça se fait qu'ils ne se sont pas imposer dans l'univers Marvel après ça ?

Graphiquement, Sienkiewicz se lâche complètement. Ses planches sont complètement folles, avec des changements de techniques graphiques à la volée, des personnages qui se déforment et qui sont ultra expressifs, des grosses cases qui envoient du lourd, des designs de protagonistes ultra réussis et une maîtrise de sa peinture, de ses crayons de couleurs et de ses autres outils de dessins (des collages même parfois) assez folle. Les couleurs sont splendides, ce qui fait toujours plaisir sur un vieux comics, et au final c'est vraiment un album visuellement marquant. Personnellement j'adore vraiment le style de Sienkiewicz, ce mec est un tueur !


Miller, à la narration, est toujours un cador. Il use et abuse des narratifs internes pour nous faire vivre dans les personnages, rend à merveille la confusion de leur pensée, intègre de manière toujours aussi organique les médias dans son histoire (un peu comme dans TDKR, en moins poussé) et nous balance pleins de rapports du S.H.I.E.L.D. qui sont intelligemment mis en scène pour ne jamais être indigestes (surtout qu'ils sont biens écrits, en fait). Si le début de l'histoire est confus, ça se rattrape largement après avec quelque chose de beaucoup plus fluide et appréhendable rapidement. On reconstruit le puzzle de l'intrigue au fur et à mesure avant d'être littéralement transporté dans un déluge d'action vers la fin. Miller sait en plus faire de jolis rebondissements de situations qui maintiennent le lecteur en haleine jusqu'à la fin, assez rentre dedans et provoc' à la Wanted ou Punk Rock Jesus. D'ailleurs niveau provoc', à noter que ce comic book est plus adulte que la moyenne avec, notamment, des insultes non censurées (ça fait du bien !) et pas mal d'allusions sexuelles. On sent vraiment que les auteurs se sont tout permis.

Franchement, Elektra (ou Elektra Assassin en VO) est un très bon album. Pas besoin de connaître Elektra avant (je ne la connaissais pas vraiment pour ma part), tout ce qu'il y a a comprendre est expliqué dans l'album. C'est une excellente histoire, qui mêle ninja, mysticisme, complot, action et espionnage avec brio pour un récit qui est autant celui d'Elektra que celui du S.H.I.E.L.D (pour ceux qui veulent des lectures sur l'agence gouvernementale de Marvel... Tournez vous vers ce titre !). En outre, c'est graphiquement très original et plutôt brillant à ce niveau là. Bref, une sacrée découverte et un immanquable Marvel, à mon sens.

Ma note : 9


vendredi 18 avril 2014

[Rétro] [Marvel] Daredevil : Guerre et Amour

Daredevil : Guerre et Amour
Paru originalement en 1986.
Scénario de Frank Miller
Dessins et couleurs de Bill Sienkiewicz
Disponible en VF dans la collection Graphic Novels et dans l'Omnibus Daredevil par Frank Miller.


En lisant Born Again, je me disais que Miller ne pourrait pas faire mieux sur Daredevil. Sûrement. Mais il pouvait faire aussi bien, comme le démontre brillamment le graphic novel Guerre et Amour qui est un véritable délice. En plus, j'ai découvert par le biais de ce récit le dessinateur Bill Sienkiewicz, dont j'avais déjà entendu parlé en bien dans divers articles, qui livre ici des planches phénoménales. Son style est résolument unique et donne une ambiance toute particulière à cette histoire.

Déjà il y a sa mise en couleur, faites lui même, qui évite les aplats criards de l'époque. A la place on une colorisation vraiment magnifique, très douce et pop à la fois. Ses cases peintes sont vraiment un délice, tantôt réalistes, tantôt complètement grotesques et psychédéliques, on est vraiment embarqué dans cet univers totalement dingue, rude, doux et poétique en même temps. Son Caïd est rond et ridicule, complètement impuissant et quasiment attendrissant, là où son Daredevil est un vrai surhomme. Cheryl et Vanessa sont de vrais princesses et ce dingue de Victor est complètement difforme avec ses yeux rapprochés et son visage qui rappelle un mandrill. Bref le boulot de Bill Sienkiewicz est vraiment magnifique, très radical par rapport à ce qu'on lit d'habitude, mais ça ne fait pas de mal, et c'est complètement au service de l'histoire de Miller.

On ne s'étonnera pas, mais le scénariste maîtrise encore une fois son sujet. Il a toujours cette aisance pour passer d'une narration interne d'un personnage à un autre, sans jamais perdre le lecteur et c'est toujours incroyablement moderne (on voit l'influence que sa façon de raconter a eu sur les scénaristes). Le récit se lit d'une traite et on prend un grand plaisir à suivre ses personnages fascinants, tous différents dans leur manière de penser. La star du bouquin est évidemment Victor, complètement shooté et taré dont les pensées partent dans tous les sens et dont le comportement est quasi imprévisible. Mais on a aussi de très belles scènes de Daredevil, toujours très héroïque.

La fin du récit est vraiment grandiose, même si elle est en même temps très dure, et achève de faire de ce récit un incontournable du Diable Rouge.

Et encore une fois, je recommande ce récit à tous, il est parfaitement accessible à tous genre de lecteurs, sauf les tout jeunes (les moins de 14 ans) vu que le propos est parfois un peu adulte (même si c'est fait avec une certaine élégance). Bref, Daredevil Guerre et Amour, c'est à lire absolument.

Ma note : 10

lundi 7 avril 2014

[Rétro] [DC] Cosmic Odyssey

Cosmic Odyssey
Paru pour la première fois en VO en 1988
Scénario de Jim Starlin
Dessins de Mike Mignola

Ici, le concept de base est excellent : deux maîtres aux commandes de cette mini série : Jim Starlin, le spécialiste du cosmique, et Mike Mignola, génie du dessin au style absolument génial. Ajoutez à ça un joli lot de bons personnages DC (Superman, Batman, le Green Lantern John Stewart, Martian Manhunter) dont les créations de Kirby (les New Gods et le Démon Etrigan) dans une histoire cosmique aux enjeux incommensurables comme les aime Starlin et vous aurez une petite idée de ce nous propose ce comics...

Pas la peine de tourner autour du pot et autant le dire tout de suite : c'est génial, c'est moins abstrait que "Le Gant de l'Infini" du même Starlin et plus proche des personnages avec, notamment, de belles caractérisations de Sup, Batman, Orion, Stewart et Darkseid. Ce dernier est vraiment charismatique, magnifié par les crayons de Mignola qui le rendent plus classe que jamais. L'histoire en elle-même est très bonne car on sent bien l'enjeu, Starlin n'hésite pas, comme dans le "Gant de l'infini" a mettre ses personnages en difficulté face a des situations qui les dépasse, ce qui offre un récit vraiment prenant.

En conclusion : c'est fabuleux, le duo d'auteur marche parfaitement, on sent l'héritage de Kirby, les persos sont bons, y a de l'aventure... lisez-le (en plus c'est dispo en français chez Panini Comics ou dans une édition encore plus ancienne chez Bethy en attendant une réédition chez Urban, peut être en fin d'année).

Ma note : 9