jeudi 17 avril 2014

[All-New Marvel Now] Wolverine #1

Wolverine #1
Paru en Février 2014.
Scénario de Paul Cornell
Dessins de Ryan Stegman
Couleurs de David Curiel


J'essaye cette nouvelle série Wolverine même si ce n'est clairement pas celle qui me tentait plus. Je ne suis pas un grand connaisseur du personnage, je n'ai pas lu le précédent volume de la série par le même scénariste, le pitch était étrange et la preview n'annonçait pas des dessins grandioses...

Et j'ai essayé... Et c'est pas si mal. Bon je ne suis toujours pas fan du boulot de Stegman sur le numéro, surtout que je trouve que les couleurs de David Curiel ne lui vont pas du tout (avec toutes ses brillances et ses traits colorés). Et si Stegman sait dessiner Wolverine et les nouveaux personnages, quand Logan tombe le masque c'est juste ignoble, avec une coiffure qui relève du grand n'importe quoi, et il n'est clairement pas à l'aise non plus avec le dessin de Storm. Mais bon, à part ces détails, c'est tout à fait correct.

Niveau scénar', Wolverine est donc désormais tuable, pour une raison que je ne sais pas vraiment car je n'ai pas lu le volume précédent mais dont je me fous un peu, et décide, en tout logique, d'apparemment quitter l'école Jean Grey pour aller bosser pour un vilain. Pas vraiment d'explication à ce choix dans ce premier numéro, mais une foule de nouveaux persos à la place. Cornell a apparemment envie de jouer dans son coin et fait apparemment ce qu'il peut pour être tranquille, avec son Wolvie détaché du reste de l'univers Marvel, et un cast sur lequel le scénariste aura droit de vie ou de mort et pourra faire ce qu'il veut avec.

Ce premier numéro reste en tout cas agréable à lire, même si il ne s'y passe pas énormément de chose et même si les nouveaux personnages sont tout sauf attachants. Je ne sais pas si la série arrivera à me passionner passé ce premier numéro, mais pour l'instant ce n'est en tout cas pas désagréable et le cliff à le mérite d'être intriguant.

Ma note : 7


mercredi 16 avril 2014

[Marvel Now] Uncanny Avengers #7

 Uncanny Avengers #7 
Paru en Mai 2013
Scénario de Rick Remender
Dessins et couleurs de Daniel Acuna.

Les événements s'enchaînent dans cette série et prennent une ampleur toujours plus folle. On a l'impression de lire un blockbuster/event dans une série régulière. Bien entendu, ce concept n'a pas que des bons côtés, Remender semble faire son truc dans son coin et toutes les autres séries s'en foutent et surtout, les autres auteurs font des trucs grandiloquents à côté (n'est-ce pas Hickman ?), ce qui donne un côté un peu saturation (surtout que les histoires d'Hickman et de Remender n'ont aucun liens entre elles, ce qui est dommage quelque part, on sent plus les deux scénaristes en concurrence qu'en collaboration).

Enfin bon, ça reste un excellent numéro, avec des séquences vraiment impressionnantes, où Acuna excelle, et des personnages toujours aussi soignés dans leur écriture. Il faut bien avouer, par contre, que le dessinateur est moins à l'aise avec ses passages et que son Havok a un peu une sale gueule. Ça reste d'un bon niveau, mais ça colle moins qu'avec les scènes d'actions où il semble être né pour les illustrer.

Ma note : 9

[All-New Marvel Now] Avengers World #1

Avengers World #1
Paru en Janvier 2014
Scénario de Nick Spencer
Dessins de Stefano Caselli
Couleurs de Frank Martin

Nouvelle série vengeresse, écrite par Nick Spencer (les Secret Avengers de 2013 et l'excellent Superior Foes of Spider-Man) sous la supervision d'Hickman, directement connectée à la série Avengers de ce dernier. La série, qui a pour vocation de développer les personnalités des différents personnages ainsi que les intrigues terrestres, commence plutôt bien. Dans la lignée des épisodes pré-infinity, on a le droit à un beau bordel mondial, dû à différents facteurs, qui nécessite l'intervention de différents groupes de vengeurs à différents endroits du monde.

On suit donc les différents groupes qui font chacun faces à des situations très étranges sans qu'on sache vraiment de ce qu'il en retourne. Les réponses seront bien entendues données dans les numéros suivants... Bref, ça lance pleins d'intrigues mystérieuses en parallèle pour titiller l'intérêt du lecteur et c'est plutôt bien fait, bien raconté, avec en plus des dialogues sympas. Notamment pour Banner et pour la team Cannonball/Sunspot/Smasher.

Niveau dessins, Caselli s'en sort franchement bien et livre, je trouve, un boulot plus soigné que sur ses épisodes d'Avengers. Frank Martin fait un boulot là aussi efficace à la colo.

Au final, un premier épisode plutôt engageant. Pas phénoménal, mais qui annonce de bonnes choses pour la suite. Et qui permettra de compenser le ralentissement des sorties d'épisodes des Avengers d'Hickman. 

Ma note : 7

mardi 15 avril 2014

[All-New Marvel Now] The Punisher #2

The Punisher #2 
Paru en Février 2014.
Scénarisé par Nathan Edmondson
Dessiné et colorisé par Mitch Gerads


Après un premier numéro enthousiasmant mais pas entièrement convaincant, Edmonson semble transformer l'essai avec ce #2. Sa vision du Punisher, très humain et réaliste, est vraiment cool et l'univers qu'il développe dans ce comics est assez unique. Comme c'est si bien répété dans le numéro, L.A. est une ville trop dangereuse pour les flics, mais pas assez pour les super héros. C'est une ville beaucoup plus proche de notre réalité, et le Punisher d'Edmondson et Gerads est proche d'un John McClane, pas dans les vannes, mais dans le fait qu'il soit aventureux, mais pas pour autant invincible et avec un physique normal et pas surmusclé (ce qu'à longtemps été le personnage).

Du coup l'atmosphère est vraiment sympa, surtout avec le côté ensoleillé de la ville qui se ressent dans les couleurs. En plus, Edmondson utilise les même "trucs" que dans son Black Widow ou le Hawkeye de Fraction, en assignant un familier au héros et en soignant son supporting cast et le quotidien du Punisher...

Ce numéro 2 est vraiment bon, présentant un Punisher humain et intéressant par son côté faillible. Même si il est balèze, on voit aussi que ce n'est pas un surhomme. Un titre très sympa, avec un style graphique simple mais sympa et efficace, bien colorisé, avec un cliff de fin réussit et qui donne envie d'aller voir la suite. 

Ma note : 8

[All-New Marvel Now] Captain Marvel #1

 Captain Marvel #1
Paru en Mars 2014
Scénario de Kelly Sue DeConnick
Dessins de David Lopez
Couleurs de Lee Loughridge


Relaunch de la série Captain Marvel, l'occasion pour moi de me mettre à cette série dont la précédente version a été étrangement boudée en VF en cours de route par Panini Comics. Après tout, Carol est une des super héroïnes les plus puissante de l'univers Marvel et traîne dans les vengeurs depuis bon nombre d'années, il faut bien qu'elle est un titre solo.

Ce relaunch du titre n'en est en fait pas vraiment un vu que la scénariste Kelly Sue Deconnick reste à son poste. On retrouve donc le supporting cast de la précédente série (enfin je suppose) qui n'est guère présenté, mais ce n'est pas si grave que ça ; le plus dérangeant étant que ce cast qu'on découvre dans ce numéro devrait être amené à disparaître du titre puisqu'on nous annonce dans les pages d'ouvertures que Carol va partir vivre des aventures cosmiques dans la suite de la série, avec un petit côté star wars.

Du coup, puisqu'on nous annonce ça en début de numéro, on aurait bien aimé que le retour dans le passé pour nous expliquer le pourquoi du comment soit plus rapide. J'aurais bien aimé que ce soit réglé en un numéro et là on en aura au moins deux, ce qui casse un peu la dynamique,  surtout que le cliff de fin d'épisode est ici inexistant. On a du coup l'impression qu'on va s'attacher à un cast qui risque de disparaître, ce qui est assez frustrant. Et puisqu'on est dans le cadre d'un relaunch, des explications supplémentaires pour le nouveau lecteur auraient été bienvenue. Bien sur ce n'est pas obligatoire et on arrive à suivre, mais il n'empêche qu'on se demande pourquoi Carol Danvers habite dans la statue de la liberté, pourquoi elle semble héberger une famille chez elle et pourquoi diable fête t-on les 900 ans de quelqu'un dans la base de l'air force ? Vu qu'on était dans le cadre d'un vrai numéro un et pas d'un .1 ou d'un .NOW (ou autre connerie du genre), ça aurait été sympa de répondre à ses questions.

Bon en soi, le numéro se lit bien, le dessin est pas extraordinaire mais est efficace, la sidekick de l'héroïne est toute mignonne, mais il ne s'y passe pas énormément de chose et le rythme est un peu mou, et puis Tony Stark avec une moustache tombante, c'est assez laid. Bref, j'irais certainement voir le #2, et j'espère y trouver quelque chose d'un peu plus rythmé et qui a un peu plus la pêche. Ce numéro #1 n'est pas mauvais, il manque juste un peu de jus.

Ma note : 6



dimanche 13 avril 2014

[Marvel Now] FF Tome 1 : Adieu et Bienvenue

FF Tome 1 : Adieu et Bienvenue
Edité en France chez Panini Comics
Collection 100%, 17,5 €, paru en Février 2014
Scénario de Matt Fraction
Dessins de Mike Allred
Couleurs de Laura Allred


Ça y est, la série FF de Fraction et Allred débarque enfin en VF, et coup de bol, c'est directement en librairie et avec 8 épisodes d'un coup. Le nombre d'épisodes ne sera pas trop car le style de Fraction est très décompressé, avec des dialogues assez court et le tout se lit donc du coup assez rapidement.

La série raconte le quotidien de l'équipe qui remplace les 4 Fantastiques, partis en voyage à travers le temps et l'espace. L'équipe est composée de Scott Lang, l'homme fourmi 2e du nom, de Medusa, la reine inhumaine, de She-Hulk et de Darla Deering, une star de la pop. Ensemble ils vont devoir géré la fondation du futur, c'est à dire un groupe de gamins bizarres, mais aussi gérer tous ceux qui considèrent le groupe de remplaçants comme des imposteurs vis à vis des FF et également gérer les problèmes liés au non retour de l'équipe de Reed Richards. En plus de ça, chaque membre a ses problèmes persos, et on comprends vite que le quotidien des membres ne sera pas de tout repos.

Globalement, c'est un album très bizarre, avec énormément d'idées farfelues dans tous les sens, que ce soit dans le scénar', dans la narration ou les designs. Ça donne un côté à la fois amusant et confus à l'album qui empêche une implication totale dans l'histoire, puisqu'il y a toujours un truc qu'on essaye de piger. Cela n'est pas aidé par des dialogues très courts, très parlés, très américains, qui sont parfois un peu dur à appréhendés, et par l'abondance de personnage et de concepts. Mettez tous ça dans des mises en pages parfois un peu brouillonnes, pas très lisibles ou claires d'Allred, et vous avez une lecture qui n'est malheureusement pas des plus fluides.

A côté de ça, il y a en même temps 3 tonnes de bonnes idées, des tonnes de références aux FF, notamment aux tous premiers épisodes des 60's, ce que j'ai trouvé super jouissif. En plus, les personnages sont biens écrits et tous très attachants, que ce soit les remplaçants des FF ou les gamins, et c'est vraiment un plaisir de les suivre. Il y a un amour des personnages qui se sent, que ce soit de la part d'Allred ou de Fraction, et un amour des Quatre Fantastiques qui fait plaisir à voir. Ajoutez à ça qu'on retrouve l'amour du quotidien qu'avait développé le scénariste dans Hawkeye, avec beaucoup de passage dédiés aux relations entre les persos plutôt qu'à des affrontements face à d’éventuelles menaces, et vous avez vraiment quelque chose de très sympa.

Au final, un album pas vraiment parfait, mais indéniablement attachant et divertissant. Pas forcément le plus abordable (que ce soit par rapport au style d'Allred, sa narration ou toutes les références aux FF) mais sympathique pour ceux qui seront sensibles au style.

Ma note : 7


[All-New Marvel Now] Nightcrawler #1


Nightcrawler #1
Paru en Avril 2014
Scénario de Chris Claremont
Dessins de Todd Nauck

Couleurs de Rachelle Rosenberg

Nightcrawler est de retour parmis les vivants et il en profite pour récupérer une série solo avec dans l'équipe créatrice un autre retour, celui de Chris Claremont. Le scénariste qui a piloté pendant des années la destinée des X-Men revient au charbon après avoir été mis au placard pendant quelques temps. Il doit maintenant faire avec un univers mutant qui a bien changé et qui est maintenant piloté par une tripotée d'auteurs.

L'avantage pour Claremont, c'est que Nightcrawler aussi est de retour et lui aussi à loupé les derniers événements et on le voit du coup réagir à ces nouveautés, notamment la perte du facteur auto-guérisseur de Wolverine ou tout le délire avec Cyclope et son groupe de mutant. La première partie du numéro, dans l'école, est vraiment réussie. C'est hyper new reader friendly, avec Claremont qui nous présente même Wolverine au cas où quelqu'un ne connaîtrait pas encore le personnage, mais les relations entre les différents personnages sont biens retranscrites et ils se montre tous attachant, surtout sous le crayon de Todd Nauck, très agréable et tout en rondeur, avec des personnages qui ont vraiment de bonnes tronches. On a en plus des mini-références aux tous débuts des X-Men et à Excalibur (dont Diablo a fait parti), ce qui est toujours bienvenue. 

La seconde moitié du numéro est quand même en dessous. Déjà, Claremont oublie soudainement de nous présenter "Amanda", personnage complètement inconnu au bataillon pour ma part et dont j'aurais, justement, bien aimé avoir une présentation. L'autre soucis, c'est ce super vilain random, "Trimega" fraîchement créé, qui débarque d'un coup avec son design moisi, sa grosse armure et ses bras qui tirent des lasers. En plus, on ne sait pas ses intentions pour le moment, et il semble être le vilain d'un premier arc, donc c'est assez dommage. Le combat n'est pas fou-dingue mais se lit bien. Reste juste qu'avec ce vilain un peu raté, il manque quelque chose pour vraiment avoir envie de lire la suite, outre la sympathie évidente que dégage le personnage de Nightcrawler et une partie artistique solide (sauf pour le design de méchant).

Ma note : 7

[All-New Marvel Now] Iron Fist - The Living Weapon #1

 Iron Fist - The Living Weapon #1
Paru en Avril 2014
Par Kaare Andrews


Je dois dire que j'attendais avec une certaine impatience ce nouveau volume d'Iron Fist. Deux raisons : d'une part j'avais adoré le volume précédent, the Immortal Iron Fist, qui était vraiment excellent, avec un run de Matt Fraction, Brubaker et David Aja (ainsi qu'une tripotée d'autres dessinateurs) qui était une grande réussite. Un de ces runs de comic book qui vous font aimez un personnage et vous voyez son univers être enrichi d'une manière assez folle dans des histoires passionnantes à suivre. Même les épisodes fait après ce run d'exception étaient très sympathique. La série a finalement eu une fin, une annulation faute de vente, mais ça reste à lire, à coup sur.

Bref, ça ça fait une raison de s'intéresser à ce nouveau volume d'Iron Fist, l'autre raison c'est que cette série est faite par une seule personne, Kaare Andrews. Comprenez par là qu'il n'y a pas ici le fameux quatruor scénariste - dessinateur - encreur - coloriste, Kaare Andrews a décidé que c'était un bonhomme et de tout faire tout seul, sur une série on-going, ouaip. Il est cinglé. Mais je ne peux qu'applaudir et encourager ce genre d'initiative. Les œuvres en solitaires sont souvent celles qui peuvent aller le plus au coeur des choses et être vraiment marquantes (pensez à Weapon X de Barry Windsor Smith ! Ou pour d'autres comics, à ce que fait Sean Murphy et ce que font tous les indés comme Craig Thompson, Chris Ware...). Je ne connais absolument pas Kaare Andrews, mais il fait bien de suivre les pas de Jim Steranko (qui faisait tout tout seul sur Nick Fury Agent of S.H.I.E.L.D. et qui lui a inspiré la démarche) et comme il le dit dans sa lettre à la fin du numéro : "Let's do some Kung-Fu."

Changement total de ton pour les aventures de Danny Rand. On avait quitté le personnage plutôt léger, avec pleins d'amis, avec des petits tracas à la Peter Parker ou à la Clint Barton, mais plutôt heureux et en plus il allait même fonder une famille. Bon finalement, entre la fin du précédent volume et aujourd'hui, il s'est trouvé que non, finalement, la famille, pas trop et il s'est passé d'autres choses dans des séries que je n'ai pas encore lu. Mais voilà, mainteant Danny Rand à laisser ses airs de gai-luron et est devenu beaucoup plus sombre. Il parle peu et ses pensées sont noires. C'est un homme qui a choisi la mort, qui est devenu une arme vivante. C'est de ça dont veut nous parler Andrews, par d'un guignol américain milliardaire qui fait du kung-fu avec ses amis à supers-pouvoirs. Dans son concept, dans ses origines, Iron Fist à cette part d'ombre et Kaare Andrews à décider de l'exploiter. C'est du coup un peu déconcertant, puisque le changement de caractérisation est somme toutes assez radical, mais pas inintéressant pour autant, d'autant que ça fonctionne avec ses origines.

D'ailleurs le numéro est vraiment reader friendly. Ses origines sont réexpliqués dans la première page de l'histoire et développées ensuite tout du long du numéro sous forme de flash-back, avec toute la partie sur K'un Lun qui n'est pour l'instant que suggérée et qui devrait être développée par la suite. En attendant celle-ci, ce numéro se lit franchement bien. Assez rapidement, il faut bien le dire, car les pages d'Andrews sont assez épurées. Il n'y a pas énormément de cases par pages. Ce n'est franchement pas gênant, mais voilà, on ne déborde pas de contenu outre mesure. Le numéro rappelle tout de même les origines du perso, pose son caractère, les thématiques de ce nouveau volume des aventures du héros et les mystères qui trouveront réponse dans les prochains numéros. On a aussi bien entendu la dose d'action qu'il faut pour un titre de kung-fu comme celui-ci, avec une séquence très impressionnante et très hollywoodienne.

Andrews se débrouille bien. Il n'est pas phénoménal, mais franchement l'épisode se lit avec plaisir et sait titiller notre intérêt. Cette nouvelle vision du héros a du potentiel, on sent qu'on va vraiment rentrée dans sa psychée, et il faut dire que le monsieur se débrouille bien graphiquement. C'est très inventif au niveau narration, avec beaucoup de mises en page un peu conceptuelles. Y a un bon dynamisme aussi, et j'aime bien son jeu avec les textures de papier dans les flash-backs. Sa colorisation est très simple, très bichromique, mais fonctionne tout à fait et donne une ambiance tout de suite particulière au titre, d'autant plus que le trait de l'auteur n'est pas classique. Il a trait plus torturé, plus lâché qu'un trait super-héroïque classique qui colle bien au titre. Le seul reproche que je ferais est peut être la tronche de Danny Rand qui n'est pas hyper sympathique, ce qui est dommage pour un héros. Ok, le titre est sombre, mais il va falloir qu'on s'attache un peu au héros, donc autant soigner sa trombine.

Nouvelle orientation pour Iron Fist, qui promet donc. La trame globale est pour l'instant on ne peut plus floue mais le changement de ton radical du titre par rapport au précédent volume a du potentiel. Andrews se débrouille plutôt bien dans son entreprise solitaire et pourrait nous réserver de biens belles choses. De toute manière j'aime bien Iron Fist, et j'ai envie d'en savoir plus sur cet homme qui a choisi la mort plutôt que la vie.

Let's do some kung fu.

Ma note : 8

[All-New Marvel Now] All-New Ghost Rider #2

All-New Ghost Rider #2
Paru en Avril 2014
Scénario de Felipe Smith
Dessins de Tradd Moore
Couleurs de Val Staples


Qu'on soit bien clair. Il vous sera difficile d'apprécier ce volume si vous n'aimez pas le style de Tradd Moore. Ce comics est vraiment marqué de sa patte, d'autant plus que les scénario est très décompressé et laisse beaucoup de place aux dessins. J'ai vraiment l'impression que Moore y va à fond, sans concessions, sur ce titre et sa représentation des scènes d'actions est juste totalement folle. Aucun autre dessinateur de comics de super héros ne fait de scènes d'actions aussi puissantes et dynamiques que lui. 

J'adore le voir déformer les corps des personnages sous la vitesse et la puissance des mouvements, accompagné d'une myriade d'effet, le tout avec une exécution tellement exagérée que je ne peut m'empêcher d'être abasourdi par ce que j'ai devant les yeux. Certains cases lors de scènes d'actions m'ont fait lâcher ce petit rire nerveux jubilatoire que j'ai quand je vois des séquences bourrines over 9000 et ça fait franchement plaisir. Il y a une telle énergie, une telle intensité dans ses pages, c'est vraiment fou. Du coup, c'est vraiment dommage que le rider soit encore trop peu présent pour le moment, d'autant plus qu'il a une classe folle (n'en déplaise à ceux qui ne supporte pas ce nouveau look). 

A part ça, la trame du premier arc se met en place, avec un vilain classique que Bendis avait déjà ramené sur la côté ouest lors de son run sur Moon Knight et qui promet à mon avis un bel affrontement avec notre héros. Sinon, on en apprend un peu plus sur les pilules roses, on a un peu d'action et on continue de découvrir le quotidien de Robbie Reyes qui est un personnage qui m'est très sympathique pour le moment, même si on le connaît encore assez peu. 

Au final, la série est très agréable à lire, notamment par son côté claque graphique. C'est juste dommage que l'histoire mette autant de temps à démarrer. Mais elle a du potentiel. 

Ma note : 8

[All-New Marvel Now] All-New X-Factor #1

All-New X-Factor #1
Paru en Janvier 2014
Scénario de Peter David
Dessins de Carmine Di Giandomenico
Couleurs de Lee Loughridge


Nouvelle série pour les X-Factor, toujours écrits par Peter David mais profitant d'un tout nouveau statut quo puisque c'est une nouvelle équipe X-Factor qui se forme ici, qui ne semble avoir pour lien avec l'ancienne que le nom et la présence de mutant en son sein. 

Ce relaunch de la série me permet donc de l'essayer et ce premier numéro est plutôt convaincant. Déjà, il reste assez accessible, malgré les nombreux mutant dedans que je ne connais que de noms, on est pas trop perdu, et les références sont pour la plupart assez explicites pour ne pas être gênantes. Bien entendu, la série parlera sûrement plus aux fans des mutants de longue date et à ceux qui ont lu le précédent volet de X-Factor, mais on semble tout de même pouvoir se lancer dans le bain sans avoir lu tout cela.

A part ça, la situation s'installe tranquillement dans ce numéro, on pose les personnages (Gambit, Polaris, Quicksilver), on présente Serval Industries et on lance tout juste la première mission. Bref, pas énormément de chose à se mettre sous la dent, ça sent la décompression, mais ce n'est pas très grave. On est dedans, les dialogues sont nombreux et soignés (avec Gambit et son accent) et ce principe d'équipe de super héros au service d'une entreprise assez intéressant pour qu'on s'y intéresse. En plus, les dessins de Giandomenico sont bons et la colo de Lee Loughridge efficace.

Bref, on ira voir le second numéro en espérant qu'il soit aussi efficace que celui-ci.

Ma note : 7