lundi 28 avril 2014

[All-New Marvel Now] All-New Invaders #2

All-New Invaders #2 
Paru en Février 2014
Scénario de James Robinson
Dessins de Steve Pugh
Couleurs de Guru-eFX


A la lecture de ce second numéro, on se dit que la série aurait sacrément bénéficié de commencer par un numéro double. Le premier numéro était bien, mais pas complètement convaincant, et souffrait d'une trop grande décompression, rendant l'intrigue trop nébuleuse et empêchant de voir tout le cast de la série.

Ici les erreurs sont complètement réparées. On suit bel et bien une équipe et pas une individualité (mais bon, le premier numéro était important pour remettre la première torche humaine sur le devant de la scène) et l'intrigue est complètement expliquée et clarifiée. C'est vraiment un numéro bien mené car il est très dense, tout en proposant une lecture fluide et en étant finalement très agréable. Les personnages sont cools, surtout Bucky, que je ne connaissais pas mais qui s'impose rapidement dans l'équipe.

Côté dessins, Steve Pugh assure vraiment bien le job. Son trait est très classique mais convient parfaitement à l'intrigue et offre des scènes d'actions bien impressionnantes. Le problème c'est qu'il est colorisé par Guru-eFX qui est assez mauvais aux couleurs et qui fout son ciel bleu horrible et flashy autant que possible, détruisant au passage toute l'intensité émotionnelle de la séquence où Jim est face à la population de sa ville. Mais bon, le ciel est bleu, vous comprenez, c'est important. Heureusement les flash-backs sont l'occasion pour lui de se calmer un peu et d'offrir des couleurs biens plus correctes.

Au final, un second numéro qui donne bien envie de suivre la série. Les personnages sont cools et immédiatement attachants, y a pleins de références à la continuité Marvel (surtout à la période WWII, forcément) ce qui est toujours chouette (et elles ne me semblent pas, de plus, inaccessibles), l'intrigue est entraînante (sans être totalement folle non plus) et la dynamique du groupe marche bien. Bref, on ira voir la suite, en espérant qu'elle confirme cette première impression franchement positive. 

Ma note : 8


[All-New Marvel Now] Moon Knight #2

Moon Knight #2
Paru en Avril 2014
Scénario de Warren Ellis
Dessins de Declan Shalvey
Couleurs de Jordie Bellaire


Plutôt que d'offrir un numéro 2 classique, Warren Ellis et Declan Shalvey ont visiblement décidé de s'éclater en offrant un numéro qui relève plus de l'exercice de style qu'autre chose. Ce n'est pas dérangeant pour peu qu'on aime ce genre de délire narratif, qui de toute façon, passera à mon avis mieux en TPB, au milieu des autres numéros, mais c'est tout de même assez surprenant... Toutefois, il faut se rappeler que Warren Ellis partait aussi, parfois, dans des délires narratifs dans Nextwave, et il a dû faire de même dans d'autres de ses séries que je n'ai pas encore lu, donc ce n'est pas non plus comme si c'était une nouveauté, mais ça prend par surprise, surtout au numéro 2. On pourra donc s'attendre à tout pour cette série, mais après tout, Moon Knight n'est-il pas un personnage caractérisé par sa folie ?


Ellis semble toutefois avoir envie de faire autre chose de notre héros, de le soigner un peu de sa folie (c'est ce que semblait montrer le numéro #1 et il n'est ici pas hyper fou non plus), et d'en faire plutôt une sorte de Batman un peu moins musclé mais surtout extrêmement extravagant, comme le laisse voir son arrivée improbable en milieu de numéro, véritable parodie des arrivées Batmaniennes. Je ne suis pas ultra fan, personnellement, de l'idée de faire du pastiche de Batman chez la concurrence, mais peut être que l'auteur à d'autres surprises sous son chapeau et saura nous les révéler en temps voulu.

En tout cas il ne se passe pas grand chose dans ce numéro, puisque tout est extrêmement et minutieusement chorégraphié sur un grand nombre de page, de la très maligne scène d'assassinat du début à l'impressionnant combat muet qui occupe la seconde partie du numéro. On se régale visuellement, même si Shalvey a un style assez brut et manquant parfois de finesse (notamment son Moon Knight), tout est extrêmement lisible, bien mis en scène et forcément bien colorisé par les couleurs de Jordie Bellaire aux côtés lavis toujours sublimes.

Bref, un numéro déconcertant, assez difficile à juger, un véritable pied de nez au lecteur de la part d'une équipe créative qui a visiblement décidée de nous mener à la baguette. On va donc se laisser faire, en espérant que ça ne parte pas en sucette par la suite. Brillant numéro en tout cas, chapeau messieurs. 

Ma note : 8


[All-New Marvel Now] All-New X-Factor #2

All-New X-Factor #2
Paru en Janvier 2014
Scénario de Peter David
Dessins de Carmine Di Giandomenico
Couleurs de Lee Loughridge


Ce second numéro de la série n'a pas vraiment réussi à me transporter. J'avais essayé de le lire une première fois à l'époque de sa sortie et je m'étais arrêté au milieu car trop crevé, je l'ai relu début avril, en entier cette fois, et ce ne m'a pas franchement convaincu. Ce n'est pas mauvais, mais ça ne m'a pas passionné.

Il reste qu'il y a pas mal d'idées sympas, comme le passage avec les pièges au début ou la discussion finale entre les protagonistes sauveurs et sauvés. Je salue aussi la volonté de Peter David de faire un mini premier arc en deux numéro, une initiative plus que rare de nos jours et qui permet d'avoir une certaine densité dans le numéro. Cependant le vilain reste quand même tout pourri.

Niveau dessin, on a quelque chose d'efficace, assez inégal mais avec parfois de très belles cases. En somme, un second numéro un peu décevant, mais peut-être que la série s'améliorera ensuite...

Ma note : 6

dimanche 27 avril 2014

[Marvel] Daredevil : Echo

Daredevil : Echo
Edité chez Panini, collection Graphic Novels
Scénario, dessins et couleurs de David Mack


Cet album qui regroupe les épisodes #51 à #55 de Daredevil volume 2, situés en plein milieu du run de Bendis sont assez spéciaux puisqu'il s'agit en fait d'une mini-série consacrée à Echo où Daredevil ne fait que de la figuration. Bendis et Maleev avaient certainement besoin de souffler et les épisodes ont été intégrés en fill-in, mais voilà, ils n'ont strictement rien à voir.

David Mack revient en fait sur le personnage qu'il avait créé quelques temps plus tôt dans les pages de Daredevil avec Quesada, pour l'approfondir et la faire avancer. On sent vraiment son amour pour son personnage dans ce récit et toute la tendresse qu'il a pour elle. Elle est vraiment tout de suite attachante.

En outre, cette fois, c'est aussi lui qui s'occupe de la mise en image. Dans son style très particulier fait de collage, de peintures, de cases complètement déstructurées et de jeux typographiques, il essaye vraiment de jouer sur les perceptions de Maya qui sont forcément différentes du reste des personnages de l'univers Marvel puisqu'elle est sourde. C'est ce qui fait son originalité, en plus de ses racines indiennes. Ajoutez à ça qu'elle n'a pas vraiment de supers pouvoirs, si ce n'est celui de pouvoir reproduire les mouvements qu'elle observe avec une quasi exactitude, et vous avez une héroïne pleine de potentiel.

Pourtant David Mack s'en fout de ça, il s'en fout des super héros. Il veut juste raconter la destinée de son personnage, comment elle a grandi et qu'est-ce qu'elle est devenue suite à son passage dans les pages de Daredevil. Le style graphique complètement éclaté et conceptuel de Mack se prêtant en plus parfaitement à l'introspection du personnage. On la suit donc revenir à la réserve indienne de son enfance et chercher sa voie, et c'est au détour d'un dialogue avec un personnage très connu de l'univers Marvel qu'elle le trouvera.

En lisant ce récit conceptuel, on se dit que c'est assez incroyable qu'il est atterri chez Marvel dans les pages d'un mensuel de super-héros. Qu'on soit bien clair, le récit qu'on a là est bien plus expérimental que ce que vous pourrez trouvez dans bien des comics indé. C'est vraiment une expérience intéressante, qui change des lectures habituels et qui est très agréable à lire.

Après le récit ne raconte finalement que peu de choses et aurait mérité une intrigue plus poussée, et on aurait aimé aussi un peu plus de variété dans les motifs visuels utilisés par Mack (il a une tendance à réutilisé jusqu'à l'usure certaines cases, certains visuels, ce qui peut être assez agaçant par moment), mais ça reste une lecture très agréable et originale sur un personnage de second plan de l'univers Marvel, pourtant riche de potentiel.

Ma note : 7


[All-New Marvel Now] Elektra #1

Elektra #1
Paru en Avril 2014
Scénario de W. Haden Blackman
Dessins de Michael Del Mundo
Couleurs de Michael Del Mundo et Marco d'Alfonso


Je continue dans la thématique Elektra après ma lecture d'Elektra Assassin en me lançant dans la nouvelle série consacrée à l'héroïne. Cette fois-ci aussi, le style graphique est assez fort, puisque c'est Mike Del Mundo qui est aux dessins, et je crois que la preview sortie il y a quelques semaines a mis tout le monde d'accord : le titre sera beau. Et c'est confirmé ici. Les peintures digitales de Del Mundo sont hyper efficaces, avec des doubles pages aux compos intelligentes et immersives, un sacré dynamisme dans les scènes d'actions et un fort sens du chara design, sans oublier une colorisation très réussie qui plonge le titre dans une atmosphère unique à base de rouge, de turquoise/vert et de jaune. Le style me fait penser à un mélange entre du J.H. Williams III, du Jerome Opena et  du Phil Noto, le tout baigné dans une ambiance colorée unique. Vraiment un très bon boulot de ce côté là (même si c'est plus sage et moins audacieux que du Sienkiewicz, tout de même).

Côté scénar', si le titre commence par nous rappeler les liens avec l'univers de Daredevil de l'héroïne, Blackman semble vouloir l'éloigner un peu de tout ça et nous dépayser au passage. Je ne suis pas contre, tout dépendra de la qualité de l'intrigue à venir, qui n'a pas réellement commencée ici, ce numéro servant de présentation d'Elektra et de la mission qu'elle va devoir accomplir. On sent que le scénariste veut mettre en place un nouvel univers autour du personnage, notamment au niveau du supporting cast. Ce n'est pas une mauvaise idée, surtout que les nouveaux personnages sont très réussis visuellement. Je suis un peu triste de ne pas trop revoir la Main et tout ça, mais on ne peut pas toujours patauger dans les mêmes intrigues tout le temps, et ce n'est encore que le début.

En tout cas, c'est sympa, c'est beau, c'est Elektra, on ira voir le numéro 2 assurément, en espérant que la bonne surprise continue pour ce titre qu'à la base personne n'attendait. 

Ma note : 8

[Rétro] [Marvel] Elektra Assassin

Elektra Assassin
Publié en France chez Delcourt
Série originale sortie entre 1986 et 1987
Scénario de Frank Miller
Dessins de Bill Sienkiewicz


J'avais déjà adoré la collaboration de Sienkiewicz et Miller sur Daredevil Love & War qui est un pur chef-d’œuvre, donc c'est avec une assez grande joie que je me suis jeté sur cet album étrangement jamais réédité par Panini (les noms sur la couverture ne sont pas vendeurs ? Les gens sont si hermétiques que ça au génie graphique de Sienkiewicz ?).

Alors attention : cet album n'est pas aussi accessible que Daredevil Love & War et le premier chapitre est assez hardcore. Si vous aimez les comics de super héros mainstream, aux graphismes classiques, racontés de manière classique, avec une narration classique et où l'on comprend tout tout de suite, ce n'est pas la peine de tenter cette lecture. Si déjà vous êtes un peu plus curieux et que vous prenez la peine de vous accrocher pour passer le premier chapitre passablement alambiqué et incompréhensible, vous entrez dans une très bonne histoire.

Ce n'est peut être pas aussi grand que Daredevil : Born Again ou The Dark Knight Returns, mais ça reste quand même du bon gros comics qui fait plaisir à lire. L'histoire est un délire total à la Miller, ça part dans tous les sens, c'est assez crétin et bourrin, mais il y a de vrais trouvailles, des personnages ultra charismatiques, une pelletée de grands moments et une histoire entraînante.

Après une revue de l'enfance tortueuse d'Elektra, on la suit durant tout l'album dans son combat en tant que Ninja face à la Bête et à sa Main, le groupe de ninjas belliqueux de l'univers Marvel. La Bête est une entité mystique qui veut la destruction du monde et qui prépare son plan en secret et Elektra tentera tout pour l'arrêté, et elle est bien aidée dans sa tâche par ses compétences ninjas, comme le maniement du sabre japonais, mais surtout ses capacités de télépathe et sa capacité à pouvoir changer de corps quand la force des choses l'exige. Oui, je ne le savais pas, mais Elektra n'est pas qu'une humaine surentraînée, elle a des putains de pouvoirs Ninja.

Sa quête va être assez ardue à accomplir, connaître moults rebondissements, et surtout croiser la route d'un personnage génial, l'agent du S.H.I.E.L.D. Garrett, un agent un peu pourri devenu une sorte de cyborge, qui essaye à la base d'arrêter notre héroïne de ninja mais qui va se retrouver lié à Elektra dans son esprit et les deux compères vont alors former un duo du tonnerre. On sera pendant toute une partie du récit dans l'esprit de Garrett et c'est assez jouissif car le type réfléchit comme un mec lambda un peu looser et il va se retrouver dans des situations pas possibles, parfois intenses et souvent très drôles. Il est vraiment très attachant et on l'accompagne volontiers dans l'aventure.

Mais les autres personnages ne sont pas en reste, que ce soit ce candidat à la présidentielle avec une tête qui sourie de face photocopiée d'une case à l'autre, quoi qu'il fasse, ou l'agent du S.H.I.E.L.D. Chastity avec sa boucle d'oreille en croix géante et son refus de tout juron dans son unité, ou ses étranges nains bleus au service du S.H.I.E.L.D. Il y a en fait une sacrée galerie de personnage créés spécialement pour cette série et ils sont vraiment truculents et on se demande en permanence comment ça se fait qu'ils ne se sont pas imposer dans l'univers Marvel après ça ?

Graphiquement, Sienkiewicz se lâche complètement. Ses planches sont complètement folles, avec des changements de techniques graphiques à la volée, des personnages qui se déforment et qui sont ultra expressifs, des grosses cases qui envoient du lourd, des designs de protagonistes ultra réussis et une maîtrise de sa peinture, de ses crayons de couleurs et de ses autres outils de dessins (des collages même parfois) assez folle. Les couleurs sont splendides, ce qui fait toujours plaisir sur un vieux comics, et au final c'est vraiment un album visuellement marquant. Personnellement j'adore vraiment le style de Sienkiewicz, ce mec est un tueur !


Miller, à la narration, est toujours un cador. Il use et abuse des narratifs internes pour nous faire vivre dans les personnages, rend à merveille la confusion de leur pensée, intègre de manière toujours aussi organique les médias dans son histoire (un peu comme dans TDKR, en moins poussé) et nous balance pleins de rapports du S.H.I.E.L.D. qui sont intelligemment mis en scène pour ne jamais être indigestes (surtout qu'ils sont biens écrits, en fait). Si le début de l'histoire est confus, ça se rattrape largement après avec quelque chose de beaucoup plus fluide et appréhendable rapidement. On reconstruit le puzzle de l'intrigue au fur et à mesure avant d'être littéralement transporté dans un déluge d'action vers la fin. Miller sait en plus faire de jolis rebondissements de situations qui maintiennent le lecteur en haleine jusqu'à la fin, assez rentre dedans et provoc' à la Wanted ou Punk Rock Jesus. D'ailleurs niveau provoc', à noter que ce comic book est plus adulte que la moyenne avec, notamment, des insultes non censurées (ça fait du bien !) et pas mal d'allusions sexuelles. On sent vraiment que les auteurs se sont tout permis.

Franchement, Elektra (ou Elektra Assassin en VO) est un très bon album. Pas besoin de connaître Elektra avant (je ne la connaissais pas vraiment pour ma part), tout ce qu'il y a a comprendre est expliqué dans l'album. C'est une excellente histoire, qui mêle ninja, mysticisme, complot, action et espionnage avec brio pour un récit qui est autant celui d'Elektra que celui du S.H.I.E.L.D (pour ceux qui veulent des lectures sur l'agence gouvernementale de Marvel... Tournez vous vers ce titre !). En outre, c'est graphiquement très original et plutôt brillant à ce niveau là. Bref, une sacrée découverte et un immanquable Marvel, à mon sens.

Ma note : 9


samedi 26 avril 2014

[All-New Marvel Now] Ms. Marvel #2

Ms. Marvel #2
Paru en Mars 2014
Scénario de G. Willow Wilson
Dessins d'Adrian Alphona
Couleurs de Ian Herring

Alors que certaines séries carburent à deux numéros par mois, il aura fallu attendre un mois complet pour enfin poser ses mains sur Ms.Marvel #2. Bilan de la lecture : c'est toujours très sympa, la lecture est hyper fluide (je suis arrivé à la fin du numéro sans m'en rendre compte) mais par contre, revers de la médaille, la série s'annonce pas mal décompressée. Il ne se passe pas une foule de chose dans ce numéro et à mon avis, tout le premier arc sera consacré à la mise en place de l'héroïne. Et oui, on est plus à l'époque de Spider-Man où en deux numéros (Amazing Fantasy #15 et Spider-Man #1) le héros était lancé.

Après, ce n'est pas non plus un mal, ce rythme "ralenti" permet d'encrer notre héroïne dans la réalité. C'est une adolescente normale et, forcément, avoir soudainement des pouvoirs non définis est une situation assez bizarre. Surtout que notre jeune héroïne sort d'une espèce de coma à cause de la brume terratogène du précédent numéro, et cette situation est elle-même issue d'une fugue pour aller dans une soirée qui s'est mal passée. Autant vous dire qu'avoir des pouvoirs dans une situation comme celle-ci n'est pas forcément des plus évident à gérer. Du coup c'est assez intéressant de voir ce que fait Kamala de ses pouvoirs, qui ont d'ailleurs un gros potentiel pour l'avenir.

Du côté des bons points, on peut citer des relations entre Kamala et sa famille toujours très réussies, très crédibles et là aussi, encrées dans une certaine réalité. Ça pourra paraître un brin classique pour certains, mais le titre vise aussi l'identification rapide au personnage principal, et l'utilisation de ces archétypes le permet efficacement. J'ai aussi apprécié les petits tacles sur les costumes de super héros tout au long du numéros qui sont assez drôles et bien trouvés (en plus d'être bienvenues dans un titre Marvel) et bien entendu le dessin et la colorisation qui sont toujours aussi vivants et réussis. C'est vraiment très agréables à regarder, surtout que les personnages sont biens caractérisés visuellement (et le père de Kamala a une tête géante !).

Bref, un second numéro bien réussi, bien qu'un peu moins rempli qu'escompté. Une lecture qui sera donc sûrement plus agréable en TPB, surtout sur le long terme. Pour le moment le titre reste en tout cas très bien réalisé, et fait souffler un bon vent de renouveau sur les titres Marvel (même si on a pas mal de titres inventifs et frais en ce moment, mais là on a le mérite d'avoir du sang neuf), en espérant que ça devienne un nouveau hit Marvel (même si les ventes du #1 ne sont pas non plus si hautes que ça...)... Peut être la Spider-Man des années 2010 ?

Ma note : 8


[All-New Marvel Now] Wolverine #2

Wolverine #2
Paru en Février 2014
Scénario de Paul Cornell
Dessins de Ryan Stegman
Couleurs de David Curiel


Suite de Wolverine dans un second numéro qui revient sur les raisons du changement de vie de Logan. C'est malheureusement un peu trop décompressé, un peu trop tourné écriture TPB. L'intrigue avec le Superior Spider-Man, dans une écriture pensée pour les singles, aurait dû être bouclé en un numéro, là où, ici, elle va s'éterniser sur au moins deux. Avec en plus le pire cliff du monde puisqu'en fin de numéro Wolvie craint pour sa vie... Dans le passé ? Et Wolvie n'est pas mort dans le présent, donc bonjour le suspense.

Bref, Wolverine est en grosse déprime avec la perte de son pouvoir guérisseur et le simple fait de désormais risquer sa vie au combat le rend désormais complètement nul, il n'est plus que l'ombre de lui même. Et alors qu'il va voir Spidey pour avoir des infos sur Dent de sabre, il se rend compte qu'il doit changer de vie. A mon avis, Wolvie doit surtout retrouver ses pouvoirs guérisseurs pour sortir de cette espèce de dépression. Son changement de vie, de copine, son reniement de ses principes et l'air en permanence mélancolique de Logan montrent bien qu'il ne va très bien en ce moment et qu'il va falloir qu'il se ressaisisse.

Une vision du héros nouvelle, mais qui pourra vite être chiante. Et ce serait pas mal qu'une menace vienne s'installer plutôt qu'un truc mou du genou en 6 numéros pour expliquer pourquoi Wolvie à rejoint the Offer. Je ne suis pour le moment pas hyper convaincu par la série, même si elle n'est pas si désagréable que ça et Ryan Stegman se débrouille mais ne fait pas un boulot très beau.

Ma note : 6


vendredi 25 avril 2014

[Boom! Studios] Translucid #1

Translucid #1
Paru en Avril 2014 chez Boom! Studios
Scénario de Claudio Sanchez et Chondra Echert
Dessins de Daniel Bayliss
Couleurs de Adam Metcalfe

Comme pour Shutter, c'est l'écoute d'un podcast de Comixity qui m'a donné envie de tester cette série indé qui s'offre un premier numéro prometteur.

Le principe est simple, vous prenez Batman et le Joker, vous les renommez the Navigator (un type en costume paramilitaire avec cape et masque) et the Horse (un type en costard avec une tête de cheval sur la gueule), vous jouez avec le principe d'inter-dépendance des deux personnages et les plans tordus que peut avoir le vilain, vous mettez ça à New-York et... Vous liez ça a un gamin.

C'est là que la série risque de tirer toute son originalité. Pour l'instant c'est encore très mystérieux, mais toute l'histoire semble être imaginée par un gamin et n'exister que dans son esprit. les éléments qui composent le récit semblent d'ailleurs pouvoir être influencés par ce que l'enfant vit. Pour l'instant les liens entre les deux univers sont encore peu nombreux, mais ça devrait sûrement s'accentuer dans les numéros à venir. Toujours est-il que ce point est très intriguant.

L'intrigue super héroïque en elle même n'est pas hyper originale mais fonctionne comme un duel classique Batman-Joker, avec un poil plus de liberté dans ce que peuvent se dire les personnages (dans la continuité classique, Batman ne dira sûrement pas que le Joker est ce qui se rapproche le plus d'un ami pour lui). Après, ils sont un peu moins charismatiques que leurs originaux (même si the Horse à quand même la classe, surtout dans certaines cases), mais restent sympathiques à suivre. 

L'un des points forts du récits c'est sa partie graphique. Les dessins de Daniel Bayliss sont très efficaces, même si parfois maladroits par endroit, mais à d'autres ce sont de vrais réussites (la double page vers la fin par exemple). Toutefois, le plus réussi est certainement la colorisation. Adam Metcalfe fait vraiment un super boulot avec un choix de teintes hyper osé, trois couleurs assez saturés, un bleu foncé, un vert, et un magenta/violet qui s'entrecroisent dans des planches aux ambiances uniques et hallucinées. Inutile de dire que le récit se trouve ainsi une vraie identité graphique, c'est vraiment très très chouette. Bien entendu, les scènes avec le gamin, dans une réalité plus proche de la nôtre, disposent, elles, de couleurs plus ternes et classiques. 

En bref, un bon numéro d'intro, qui arrive à intéresser par des éléments mystérieux qui ont du potentiel, et par une colorisation audacieuse et réussie. A voir la suite ! 

Ma note : 7 

[All-New Marvel Now] The Punisher #3

The Punisher #3
Paru en Mars 2014
Scénario de Nathan Edmondson
Dessins et Couleurs de Mitch Gerads


3e numéro, déjà, pour le Punisher d'Edmondson et Gerads. Et encore une fois, c'est un numéro réussi. On retrouve ce Punisher faillible et loin d'être invincible et le scénariste continue de faire un travail admirable pour l'humaniser malgré ses méthodes extrêmes. Ok, il tue les criminels sans sourciller, mais Edmonson rappelle sa cause, et surtout rappelle à quel point le personnage peut être vulnérable en temps que simple humain face à des supers vilains. On sent que le Punisher va devoir la jouer tactique pour s'en sortir sans dommages et ça c'est appréciable. En plus, en lui mettant un supporting cast, on sait que tôt ou tard, ça fragilisera le personnage encore plus, mais le Punisher influence aussi les autres, et ce de manière intéressante.

Ce qui est dommage, par contre, c'est que la baston sur l'autoroute face à Electro s'arrête de manière brutale sans vraie conclusion pour être repoussée à plus tard. La gestion de ce combat est un peu maladroite et j'espère que leur second affrontement sera décisif cette fois (même si il va falloir trouver une pirouette pour qu'Electro ne meure pas vu que le personnage intervient bientôt dans Amazing Spider-Man de Dan Slott). Par contre, ça montre qu'Electro, longtemps considéré comme un vilain ringard de seconde zone, peut être un antagoniste de choix et avoir un vrai intérêt. Sa puissance électrique le rend vraiment puissant et le Punisher risque d'avoir du mal à en découdre.

Au niveau graphique, c'est toujours nickel, et j'aime beaucoup l'uniforme du Punisher sur le terrain, vraiment bien pensé. Autant je n'étais pas trop convaincu par la série au numéro 1, autant maintenant je suis conquis... Vite, la suite !

Ma note : 8